HTPC

Comme je ne sais pas exactement quelle proportion de mon lectorat sait ce qu'est un HTPC, je vais commencer par ressayer de définir ça, malgré mon relatif manque de notions dans ce domaine.

HTPC signifie Home Theater PC, et si j'ai bien compris, c'est un ordinateur branché sur un téléviseur (ou un projecteur) et qui sert de source multimédia. Il remplacerait donc magnétoscope, lecteur de disque optique, console de jeux, etc. Bref, tout ce qu'on fait habituellement avec un téléviseur, sauf qu'au lieu d'avoir une multitude de jouets électronique autour, on n'a qu'un seul ordinateur.

Ça fait depuis longtemps que mon copain cherche à monter un tel PC. Je ne suis moi-même pas tellement orientée « télé », mais j'avoue que la flexibilité d'un dispositif électronique que l'on contrôle complètement me séduit.

La dernière tentative de HTPC s'était conclue sur des problèmes de nuisances sonores. Le vendeur nous avait pourtant assurés que c'était des ventilateurs silencieux, démonstration à l'appui. Évidemment, la démonstration était faite en plein milieu du magasin, avec le boîtier encore ouvert. Une fois le boîtier fermé et inséré dans le meuble télé, avec seulement quelques centimètres de chaque côté et au dessus, ça se passait beaucoup moins bien.

Cette histoire m'a rappelée celle de Manabiya, que j'ai activement voulu 100 % passif, parce que j'allais dormir pas loin et que je sais que les ventilateurs ne sont pas dignes de confiance. Et en y repensant, je me suis souvenue qu'en plus du processeur Atom 230 à refroidissement passif, Manabiya a un chipset ION, justement pour compenser la faiblesse du CPU dans le multimédia. Maintenant que j'ai emménagé (avec mes ordinateurs) chez mon copain, ça en fait un candidat à évaluer pour devenir HTPC.

Comme souvent, j'ai voulu commencer par essayer les solutions les plus satisfaisantes, même si elles semblent peu prometteuses, pour pouvoir passer ensuite sans regrets aux solutions plus réalistes.

La première tentative a donc été de faire de Manabiya un HTPC et un NAS, quitte à investir dans un boîtier NAS séparé si (et seulement si) les disques durs se révèlent trop bruyants. Et pour faire un NAS, j'avais très envie d'utiliser ZFS, pour le confort d'administration et de backup de mes autres systèmes sous ZFS. Donc c'était parti pour être un HTPC sous FreeBSD. Même pas peur, d'abord.

Après cette longue introduction, j'imaginais que cet article continuerait en détaillant les étapes que j'ai dû suivre pour arriver à un HTPC fonctionnel, ou le plus loin possible avant d'abandonner. Dans le même genre que mon billet passé Clonage de FreeBSD.

J'ai eu pourtant la très agréable surprise de ne rencontrer aucune difficulté particulière. J'ai commencé par installer FreeBSD 8.2 sur un disque dur ZFS/GPT en suivant la méthode du wiki, fingers in the nose. J'ai ensuite installé ports indispensables à l'administration confortable d'ordinateur (portaudit, tmux, zsh, vim-lite), puis X.org, SLiM et XBMC. C'était long, parce que l'Atom reste un Atom (et j'avais la flemme de compiler des paquets sur un autre système), mais ça s'est fait sans aucune difficulté.

C'est ainsi que nous avons un HTPC (et NAS) opérationnel, « en production » depuis presqu'un mois, et qui nous a rendu beaucoup plus de bons et loyaux services que toutes les tentatives précédentes réunies. Les histoires geek qui finissent bien, ça fait toujours chaud au cœur.

J'en profite pour remercier publiquement les porteurs FreeBSD qui ont rendu ça possible, et développeurs de XBMC qui sont restés assez loin des élucubrations de Lennart Poettering.

Commentaires

1. Le lundi 9 janvier 2012 à 12:00, par Fred :

C'est dingue, être obligée de faire un article long comme le bras pour finalement dire que ça marche !!!
Mais que font les développeurs BSD ??? Y en a marre des trucs qui marchent du premier coup :)
Vivement que systemd arrive sur FreeBSD pour remettre un peu d'entropie dans tout ça ;)

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  • Publié le 4 janvier 2012 à 16h34
  • État de la bête : sans camboui sur les mains
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  • Tag : BSD
  • Tag : Geek

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