Il en faut peu…

… pour égayer une journée tristement routinière.

Prenons par exemple une Nat' enfermée dans son métro/bus/marche – boulot – dodo, qui sort d'une journée trop épuisante et trop longue (mais trop tristement habituelle) et qui n'espère plus que réussir à rentrer dans son minuscule studio solitaire pour s'effondrer dans son lit.

Habituellement, une fois la porte du lieu de travail franchi, le pilotage automatique se met en route, le cerveau s'éteint, et le trajet n'est qu'une parenthèse de pseudo-vie dont toute la substance a été aspirée par la routine.

Mais hier, c'était différent. Il y a quelques chauffeurs de bus qui ne se contentent pas de transporter leur chargement comme si c'était du bétail ou des marchandises : il font des commentaires sur tel monument devant lequel on passe, ou sur tel café, ou sur tel personne qui a donné son nom à telle rue.

Ce n'est pas grand chose, mais en fait ça a un effet colossal (au moins sur moi). Ça donne de la couleur a un trajet monotone et routiner, mais c'est encore plus que ça. Ça humanise la situation. L'ensemble composé du bus et du chauffeur n'est plus une entité biomécanique qui ne sert qu'à se déplacer d'un point à un autre, il y a un rapport humain qui se crée. C'est un rapport certes ténu et transitoire, mais ça suffit à me réchauffer copieusement le cœur.

Je ne sais pas si c'est la ville et/ou la société, mais je déplore la déshumanisation qui s'étend comme un cancer autour de moi (mes rapports trop fréquents à mon goût avec diverses administrations n'arrange sans doute pas les choses). Alors j'aime beaucoup quand des gens comme ce chauffeur de bus ajoutent de l'humanité là où je n'en attendais plus.

Tags : (Sans tag)

Beaux NaN et …

Il paraît qu'il vaut mieux tard que jamais, qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire, et plein d'autres choses du même genre.

Je souhaite donc du plus profond de mon cœur à tout ce qu'il me reste de lectorat, tous mes meilleurs vœux de santé, de succès, de bonehru et de tout le reste pour la (presque) nouvelle année 2010.

J'avais tout plein de projets pour ce site, par exemple continuer la série des Wired Cats, ajouter d'autres histoires, rattrapper mon retard dans les critiques de livres que j'ai lus, faire un design plus pratique pour mes dessins, améliorer les rouages internes du moteur, écrire des suites de billets de weblog, ajouter une section pour mes projets de programmation, etc.

Rien de tout celà n'a été commencé, et ce n'est pas près de s'arranger dans les mois qui viennent. Ma todo-list ne cesse de s'allonger.

Tout ce que j'ai pu faire, c'est ajouter sur la page d'accueil un paragraphe État de la bête, pour l'instant bloqué sur la triste réalité de ma situation : je suis complètement submergée par mon travail.

J'enchaîne les nuits trop courtes et les journées trop longues, avec seulement les transports en commun en guise de répit entre les deux. Mes week-ends n'ont pas encore été sacrifiés, mais ils ne sont guère occupés par autre chose que tenter vainement de rattraper mon retard de sommeil et de me faire consoler par mon copain.

Je ne sais pas combien de temps je tiendrai comme ça, ni qui cèdera en premier entre mon mental, mon physique ou mon boulot à accomplir. En tout cas, la fréquence des mises à jour du présent site risquent fort d'être très limitée pendant les mois qui viennent.

Advienne que pourra.

Tags : Boulot Site

Une semaine de web en mode texte

Un jour je suis passée devant un film dont je ne sais rien, où il y avait un gamin chez un maître genre arts martiaux, qui était puni pour je ne sais quelle raison à « une semaine dans la montagne », et s'y débrouiller tout seul avec ce qu'il y trouve. En fait ça m'avait surtout marquée pour la scène juste après, lorsque le gamin revient de la montagne, le maître lui offre un chat et lui explique à quel point les chats sont super et il faut faire comme eux et tout. Bref, moi aussi je viens de subir « une semaine dans la montagne », et ce n'était pas si difficile que ce à quoi je m'attendais.

Ça a commencé il y a une semaine, donc, lorsque pour diverses raisons mon ordinateur professionnel était dans une situation assez catastrophique, j'ai décider de tout arracher pour repartir sur des bases saines.

Avant de tout arracher, sur cet ordinateur professionnel j'avais depuis des années un Firefox dans un écran rien que pour lui, pour naviguer sur le grand 'ternet. À peu près tout ce que je fais habituellement est en mode texte, dans des terminaux, et Firefox était l'une des rares applications graphiques que j'utilisais souvent (les autres étant principalement The Gimp, xpdf et gnuplot). Je me disais souvent que ce Firefox, il est quand même lourd, et que je ne suis pas du tout dépendante, j'arrête quand je veux, il suffit d'un peu de volonté ; mais sans vraiment y croire.

Vendredi dernier, après avoir tout arraché, il fallait bien tout réinstaller. Enfin plutôt, réinstaller tout ce dont j'ai vraiment besoin, mais un navigateur en fait partie. Par je ne sais quel accès de folie, de défi ou de bravade, je me suis dit : « Et si j'essayais pour de vrai de vivre sans Firefox ? » C'est que c'est super-long à recompiler, un Firefox, quand même.

Dès le début je ne me faisais pas d'illusions : sur IRC je commençais à prendre les paris sur « Combien de temps est-ce que je tiendrai avant de réinstaller Firefox ? » Il n'était même pas question de savoir si j'arriverais ou pas à tenir, seulement combien de temps avant de craquer.

Mais j'y suis quand même allée sérieusement : première étape, analyse des besoins. Les navigateurs en mode texte les plus aboutis sont à ma connaissance w3m et ELinks. ELinks me semble généralement avoir un rendu plus sympathique que w3m, mais ce dernier a deux killer features qui manquent cruellement à ELinks: un bon support unicode, particulièrement dans les script exotiques, et surtout l'affichage des images dans le terminal graphique, via w3mimgdisplay qui me semble être une pure merveille. Parce qu'il y a des webcomics que j'aime beaucoup, genre Errant Story ou Piled Higher & Deeper, et il y a les lolcats, tout ça perd beaucoup de son intérêt sans les images.

En réalité, j'ai tranché il y a plus longtemps que ça la question de la navigation en mode texte, au profit de w3m. Il m'arrive régulièrement de l'utiliser sur mon serveur dédié, auquel je n'ai accès qu'en mode texte, lorsque je ne veux pas qu'une autre adresse IP apparaîsse dans les logs des sites visités.

Et je m'en sers de plus en plus aussi sur Narn, le netbook que j'ai gagné lors d'un hackathon. Sa mémoire vive est plutôt limitée, et son processeur MIPS est plutôt poussif, surtout lorsqu'il est bloqué à sa fréquence minimale dans l'espoir (mitigé) de réduire la nuisance sonore des ventilateurs et d'augmenter son autonomie. À tel point que naviguer avec Firefox, ou n'importe quel navigateur basé sur Gecko, est rapidement pénible. Il paraît que Webkit est un moteur significativement plus rapide que Gecko, malheureusement sur cette plaforme MIPS il plante si rapidement qu'on n'a pas le temps de naviguer. Je me suis donc retrouvée contrainte à utiliser w3m ou ELinks autant que possible, en ne recourant à Firefox ou Epiphany qu'en cas d'extrême nécessité.

J'ai donc installé sur mon poste professionnel w3m comme seul navigateur. Le vendredi après-midi s'est écoulé sans que je ne ressente le besoin de plus. En même temps, j'étais surtout occupée à réinstaller tout le reste, donc ça ne veut pas forcément dire grand chose.

Par contre, le fait que je tienne depuis lundi avec presque seulement w3m me semble nettement plus impressionnant, et digne d'être bloggé. Je ne m'attendais franchement pas à tenir aussi longtemps.

Oui, presque. Techniquement, je n'ai toujours pas réinstallé Firefox. Mais en réalité, quand je disais : « Combien de temps est-ce que je tiendrai avant de réinstaller Firefox ? » je pensais plutôt à :« Combien de temps est-ce que je tiendrai avant de réinstaller un navigateur graphique ? » Et ça, ça change tout.

Déjà lundi matin j'avais prévu que quand je craquerais, avant de revenir à Firefox, je testerais uzbl. Ce navigateur plutôt exotique avait l'air de pouvoir me plaire, il a malheureusement le défaut de dépendre de webkit-gtk2 et de libsoup, qui sont deux paquets qui m'ont donné du fil à retordre, mais que j'ai pu finalement installer proprement, grâce à l'aide inestimable de bapt. Quelle ne fut pas ma déception quand après avoir tellement lutté pour installé les prérequis, j'ai découvert qu'uzbl ne compile pas…

En parallèle, j'ai commencé à sentir les limites du mode texte. La plupart des sites que je fréquente sont assez bien faits pour être tout-à-fait utilisables en mode texte (après un certain temps d'adaptation à la navigation en mode texte elle-même) ; par contre certains sites sont inutilisables sans JavaScript, chose que w3m ne gère pas.

Ne pas pouvoir marquer comme lus les spams de ma boîte Hotmail n'est qu'une nuisance mineure. Le TLFI me manque déjà plus. Le site de ma banque me manque aussi, même si ça fait depuis longtemps que j'exècre son clavier virtuel, je n'ai pas encore pris le temps de scripter l'accès. Ma page de statistiques à base de Munin n'est pas très agréable à utiliser en mode texte. Et la météo m'a manquée quelque fois aussi, d'ailleurs si quelqu'un connaît un bon programme non-navigateur pour avoir les prévisions du jour et du lendemain, genre à la conky, ça m'intéresse.

J'ai craqué mardi midi, et j'ai cédé à l'appel du navigateur graphique Midori qui l'avantage d'utiliser directement le webkit-gtk2 que je me suis donné tant de mal à installer, ce qui le rend plus rapide à installer que Firefox. J'ai pu au passage admirer la vitesse de rendu de WebKit, impressionnamment meilleure que celle de mon vieux Firefox.

Mais curieusement, je ne l'ai pas utilisé plus que ça. Il y a quelque chose de magique à n'avoir que des terminaux sur les écrans. Il y a une sérénité incroyable dans la navigation en mode texte.

Je suis évidemment loin de renier complètement la navigation graphique, je finirai même peut-être par réinstaller Firefox lorsque j'arriverais aux limites de Midori, mais j'ai l'impression que w3m est bien parti pour rester durablement mon navigateur principal.

On verra bien comment ça évolue, je ne sais pas du tout dans quelle mesure ça va durer.

Tags : Geek Tarée

Blogosphère et popularité

J'ai lu récemment un billet de blog intéressant qui parle de quelques détails autour d'un sujet dont je me suis tenue à l'écart depuis longtemps : la « blogosphère » dans sa dimension la plus mercantilo-sociale. C'est plus de cette blogosphère dont je vais parler que ce qui est abordé dans le billet.

En fait, j'ai surtout tiqué sur le concept de « blog léger et bankable », et l'idée que je me suis construite de cette blogosphère à partir de vagues souvenir et des descriptions du billet et de ses commentaires. C'est-à-dire surtout les blogs influents, « bankables » et populaires. Ce qui est plutôt à l'opposé de ce qu'il y a ici, avec mes 20 visiteurs par jour, dont les trois quarts s'enfuient en courant dès la première page chargée.

Ma toute première réaction a été l'envie, vouloir moi aussi faire partie de cette élite blogesque. Heureusement il ne m'a pas fallu longtemps pour avoir le recul nécessaire pour se rendre compte qu'en fait ça ne me plaîrait probablement pas, ou du moins que ce n'est pas du tout ce que je recherche dans la vie.

La popularité, même si elle peut avoir l'air alléchante de prime abord, risque de ne pas faire bon ménage avec mon caractère plutôt discret et effacé.

Je n'aime pas tant que ça être remarquée, en fait. Je ne pense pas être classable parmi les attention whores, je ne recherche d'attention que de la part de personnes qui comptent vraiment pour moi. C'est pour ça qu'en allant à une Japan Expo', je me suis rendue compte que finalement le cosplay ce n'est pas vraiment pour moi, je ne serais pas à l'aise avec autant d'attention sur moi. Si je m'y mettais, ce serait juste chez moi, pour prendre des photos et les publier quelque part, et c'est tout.

D'ailleurs dans mes idéaux même les plus naïvement irréalistes il n'y a pas de popularité ou d'influence ou de truc social à grande échelle. J'ai certes besoin d'un entourage, mais quelques personnes me suffisent.

L'influence, pareil, ce n'est pas tellement mon truc. Je n'ai pas vraiment un tempérament de meneuse. Le pouvoir ne m'intéresse pas.

Les cadeaux commerciaux, évidemment ce ne serait pas de refus, mais en réalité ça ne m'intéresse pas au point de faire tellement d'efforts pour en obtenir. Ce qui m'intéresse le plus dans les cadeaux, c'est le lien émotionnel qui va avec, beaucoup plus que l'objet offert. Évidemment, le lien émotionnel dans les cadeaux commerciaux laisse plutôt à désirer.

Et en plus de ces choses qui ne m'intéressent pas vraiment, il y a l'aspect mercatique (ce mot n'est-il pas tellement plus joli que marketing ?) qui va avec. Pour moi qui serais plutôt antipub', ce serait assez pénible de devoir faire l'éloge d'un produit parce qu'on me l'a offert. Je doute de pouvoir me prêter à ce jeu très longtemps. Je suis encore assez jeune et pleine d'illusions pour envoyer balader les choses qui me déplaisent.

Bref, je ne suis clairement pas dans la blogosphère, et je n'ai en fin de compte aucun envie d'y être. C'est d'ailleurs pour ça que je n'appelle pas « blog » ce qui se trouve ici, mais « weblog ». Un terme suranné, un peu « web 0.8 », pour me détacher de cette blogosphère médiatique, sociale et commerciale. La raison d'être de ce weblog est juste de transmettre en masse de mes nouvelles à des gens qui me connaissent déjà, comme expliqué dans Poll vs notificiation. Le fait de rencontrer virtuellement de nouvelles personnes n'est qu'un effet secondaire joyeux, sans lequel je ne serais pas déçue.

Pas de problème, donc ?

Si, un peu quand même.

La première impression que j'avais, vouloir quitter ma situation actuelle pour rejoindre la « crème » de la blogosphère, n'est pas sans signification. La corde de la popularité blogesque ne résonne pas en moi, mais taper dessus a fait vibrer par sympathie une autre corde, à laquelle je suis beaucoup plus sensible : la popularité artistique.

Je ne sais pas trop combien d'entre vous en ont conscience, mais ce site n'est pas (qu')un weblog, malgré ce que peuvent laisser penser les statistiques de visites. Le weblog n'en est qu'une composante, une section parmi d'autres. Heureusement j'ai perdu il y a bien longtemps mes illusions sur mes qualités artistiques.

Petit retour en arrière ; mon tout premier site n'était qu'une vitrine artistique, du même genre que le présent site si on lui enlevait la section Weblog. Les suivants ont été des (we)blogs, et ici se trouve la première réapparition des sections artistiques après l'échec de mon tout premier site.

À l'époque où j'ai lancé ce tout premier site, j'avais des prétensions artistiques démesurées. Je connaissais quelques « grands » artistes, et je rêvais d'avoir une place similaire ; je connaissais aussi plusieurs artistes moins « grands », dont la place semblait réalistement accessible. Évidemment, pour que ce soit réaliste, il faut un minimum de talent que je suis loin d'avoir, mais ça je ne l'ai découvert que par la suite.

Je rêvais de popularité artistiques, de fans qui attendent avec impatience ma prochaine publication, qui s'inquiètent un peu lorsqu'elle tarde inhabituellement, qui font des critiques constructives quitte à être négatives, tout en me laissant percevoir leur soutien.

J'espérais plus réalistement peut-être quelques dizaines de personnes qui suivraient et commenteraient mes publications au fur et à mesure de leur sortie, et parmi elles quelques (genre un ou deux) artistes plus talentueux et/ou plus expérimentés que moi qui me donneraient des conseils avisés.

Ou quelque chose dans ce genre là quoi, juste pour vous donner une idée.

Autant dire que c'était un fiasco complet. Ce que je fais ne donne tout simplement même pas envie de regarder ce que j'ai fait d'autre, et encore moins de me suivre en attendant des nouveautés. À l'époque j'avais aussi une version du site en anglais, ce qui m'exposait du coup à plus de mondre (comprendre dans les 70-80 visiteurs par jour), sans pour autant en avoir beaucoup plus qui vont au delà de la première page rencontrée.

Mes prétendus « dessins », qui sont en réalité de l'image de synthèse (je ne sais rien faire sur du papier, en dehors des choses permises par la règle et/ou le compas), souffrent des problèmes typiques de ce genre : trop « froids » pour certains, trop dépouillés pour d'autres, trop artificiels pour d'autres encore (la vallée dérangeante des graphistes ?). Alors on peut certes s'extasier sur le côté technique, voire être impressionné par ma façon particulière de manier cette technique, mais ça ne rend pas moins laid le réstulat final.

Les histoires ne sont guère mieux loties : le public pour ce genre d'art se restreint de plus en plus au fur et à mesure que le culte de l'image avance et que la durée de concentration recule. Ceux qui restent malgré tout ça sont naturellement plus exigeants, et avec la pauvreté de la forme et la platitude du fond, mes écrits n'ont juste aucune chance.

J'avais le projet d'ajouter en plus ici une section pour le code (projet dont il este encore quelques traces par exemple dans ma page de présentation, section « Pourquoi ce site ? »), que je consdière être une forme sinon d'art, au moins d'artisanat tout aussi honorable. Mais j'ai beau connaître les tréfonds du Standard C, ça ne semble pas suffir pour produire du code intéressant. Et ce n'est pas sans une certaine tristesse mêlée de résignation que j'ai vu bapt réussir rapidement et spectaculairement là où je lutte depuis longtemps. J'imagine que c'est la même difference qu'entre connaître la Marelle et arpenter la Marelle (désolée pour ceux qui n'ont pas la référence au cycle d'Ambre).

Ce rappel historique étant fait, retour dans le présent, avec le site actuel. J'ai depuis eu le temps de me remettre de ce lamentable échec, et j'ai lancé ce site avec des sections artistiques, mais sans ambition ni espoir d'y voir un public. Du coup j'y accepte sans déception la rareté des visites et des commentaires sur cette partie du site. C'est là où je mets le résultat de mes créations, pour pouvoir de temps en temps y jeter un œil, ça ne sert qu'à moi et c'est juste par commodité technique que c'est publiquement disponible. Je touille ma merde toute seule dans mon coin, et tout le monde est content.

Cependant le rêve de popularité artistique que j'avais évoqué n'est manifestement pas mort. Pendant un instant j'ai confondu les blogs influents et populaires de la blogosphère avec les sites des « grands » artistes dont j'ai parlé. À l'évocation du premier, je me suis projetée dans le second, qui me fait encore et toujours envie.

Tags : Société Tarée

Premier d'une longue série

Hier, j'ai reçu dans ma boîte aux lettres un courrier assez particulier : mon offre de travail a été refusée.

C'est la première fois de ma vie que je me fais jeter.

Habituellement je regardais une liste de possibilités trouvée d'une façon ou d'une autre, j'en sélectionne (assez difficilement) deux ou trois, je prends contact avec les personnes concernées, y a de la place, je les rencontre, elles m'expliquent ce qu'elles font, et ensuite j'en choisis une chez qui je vais travailler. Simple et efficace, quoi.

Sauf que voilà, maintenant la fin de mes études s'approche, et j'arrive au stade où il faut chercher un vrai emploi. Et voici le premier refus à une de mes demandes d'emploi. Sans doute le premier d'une longue série.

J'imagine qu'avant ça se passait aussi bien parce que les gens qui avaient à choisir si je pouvais me joindre à eux ou pas n'étaient pas les mêmes que ceux qui me payent.

Quelque part, j'ai été un peu surprise du peu d'effet qu'a eu ce refus sur mon moral ; je m'attendais à ce que ça me démonte plus que ça. En même temps je m'étais déjà bien démontée le moral quelques heures plus tôt avec cette même question de mon avenir professionnel, il ne restait peut-être plus grand chose à démolir.

Genre Welcome to the desert of the real.

Ce qui me dérange le plus dans cette histoire, ce n'est pas tellement le refus, il était si pathétiquement prévisible… Non, ce qui me dérange vraiment, c'est la façon dont ce courrier était écrit. Les phrases diplomatico politiquement correctes, qui tournent autour du pot, voire détournent l'attention, pour camoufler un « non » bête et méchant sans la moindre justification ni information supplémntaire. Un texte tellement immonde que j'ai eu beaucoup de mal à contenir mes sucs gastriques dans mon estomac.

Du coup le sentiment qui m'habitait le plus à la lecture de cette lettre ce n'était pas déception d'avoir été jetée, ni la frustration d'avoir été jetée sans explication, ni une quelconque colère ou un quelconque dépit, ni même la déprime devant l'authentique catastrophe qu'est mon avenir professionnel.

Non, le sentiment dominant à ce moment là, c'était juste le dégoût. Je me suis sentie salie, avilie, d'avoir laissé des gens capables de produire ce genre de lettres s'approcher de mon CV. J'ai presque honte de m'être approchée de leurs recruteurs.

À choisir, je crois que je préfère ce recruteur qui m'a dit en substance « C'est bien t'es gentille gamine, maintenant retourne jouer dans ton bac à sable », avant de me lâcher textuellement : « Je pourrais vous dire que vous pouvez toujours laisser votre CV, mais franchement, ce n'est pas la peine. » Ça fait mal, mais ça a au moins le mérite d'être franc et direct.

Cela dit, après avoir laissé tout refroidir, je me retrouve juste avec un néant en guise d'avenir.

Mais je ne dois pas me laisser abattre par ça. Il faut en profiter pour rebondir et repartir du bon pied, tirer des leçons pour en sortir grandie, et préparer proactivement l'avenir avec … Noooon, au secours, je me mets à parler comme eux, par pitié tuez-moi !

Tags : Boulot

Clouée au lit

Ah mais je vous demande pardon, mais des observations j'en fais : j'ai remarqué le lit est un endroit dont il est plus agréable d'entrer que de sortir disait le disciple de Léonard.

Ça fait très longtemps que j'ai moi aussi fait cette observation expérimentale, et je ne serais pas surprise qu'elle soit partagée par une grande partie de la population.

Ce qui m'inquiète un peu plus, c'est que depuis quelques temps (mais je ne saurais pas dire combien) ce phénomène a été chez moi poussé à l'extrême : j'ai beaucoup de mal à me tirer du lit lorsque ce n'est que pour moi, c'est-à-dire lorsque je ne dois pas être à tel endroit à tel moment.

La plupart du temps ce n'est évidemment pas le cas, je parle d'un phénomène assez rare. Le jours de semaine je dois être (à peu près) à l'heure au boulot, et ça suffit à me sortir du lit (à peu près) en temps et en heure. Et le week-end j'ai souvent quelqu'un à retrouver, ce qui suffit aussi à me tirer du lit, mais souvent seulement juste à temps pour me préparer et arriver à l'heure. Ce qui est finalement plutôt tard lorsque ledit rendez-vous est à 18h.

Du coup il y a peu de jours comme aujourd'hui où je n'ai rien de prévu. Et je ne suis pas encore levée, ces lignes sont tapées depuis mon lit.

J'aimerais beaucoup comprendre ce qu'il se passe exactement, pour peut-être arriver à le corriger, ou au moins comprendre pourquoi ce n'est pas correctible.

Ce n'est pas un problème d'ennui : j'ai des tonnes de choses à faire même toute seule chez moi.

Ce n'est pas non plus un problème de flemme : une bonne partie de ce que je pourrais faire ne me posent aucun problème si j'ai déjà été extraite du lit et que je suis rentrée chez moi (et que je ne suis pas trop fatiguée).

Ce n'est pas un problème d'internet : certes le fait d'avoir internet depuis mon lit n'arrange probablement pas les choses, mais je doute que ça les empire significativement, vu le peu que je m'en sers en réalité. Il y a des tas de choses que je pourrais faire depuis cet ordi' et qui sont laissées en plan exactement comme les autres choses que je pourrais faire chez moi. Ce n'est donc pas tellement un problème pour sortir du lit en tant qu'espace géographique, mais pour sortir mentalement des activités propres au lit et passer aux activités éveillées. Et l'ordinateur ne permet que d'insérer des petites tranches « éveillées » dans un fond « au lit ». J'en suis au moins à la vingtième tranche « éveillée » consacrée à ce texte.

Je me demande si une partie du problème ne serait pas une question de sensalité : je sais que j'ai des besoins (anormalement ?) élevés de douceur et de chaleur, et ma couette semble être ce qu'il y a chez moi qui se rapproche le plus d'un moyen de les satisfaire, ou du mois de les gérer. Avec la chaleur que je génère en dessous et les caresses des draps sur ma peau à chaque fois que je bouge. C'est peut-être une façon de gérer le fait que je préfèrerais être ailleurs avec quelqu'un que toute seule chez moi…

Il y a peut—être aussi dans ce problème une partie de fuite de la matérialité : il n'est pas rare qu'aller quelque part implique plus d'une heure de trajet, pendant laquelle je laisse mon esprit vagabonder librement. Le lit me semble être l'endroit où il est le plus facile de se détacher des problèmes corporels : pas de posture à maintenir, pas d'environnemnt à surveiller, pas d'effort pour maintenir la température, etc. Si je suis devenue accro' à ces périodes de réflexion intense et productive, traîner au lit serait un bon moyen de s'y adoner quand aucun trajet n'est imposé.

Il y a peut—être aussi une autre partie de fuite, plus malsaine, dans ces moments où je me laisse aller à un truc qui ressemble un peu à du sommeil, peuplé de rêves, mais qui ne repose pas et dont le réveil est plutôt désagréable : mal de tête, bouche sèche, perfois nausées, etc. C'est une fuite de la réalité aussi efficace qu'un livre, et nettement plus effiacce que la vodka.

Est-ce ces parties potentielles suffisent à expliquer le tout ? Si oui, quelles sont les proportions ? Si non, qu'est-ce que j'ai raté ? Vais-je réussir à accomplir la moindre chose aujourd'hui ? À quoi bon poser ces question alors que personne ne peut y répondre ?

Tags : Tarée

Doux ail s'pique angle ich ?

Il y a des moments où je me pose des questions sur ce que je vaux dans certains domaines. Par exemple, dans la langue anglaise. Ces derniers temps, je rencontre un peu plus de recruteurs qu'à l'acoutumée, et eux aussi ont l'air de s'intéresser à mon niveau dans cette langue. Alors, qu'en est-il réellement ?

J'ai l'impression d'avoir un niveau confortable à l'écrit, tant en compréhension qu'en expression. Ma liste de lecture contient un bon nombre de livres en anglais, et même si je reconnais que l'on peut lire un livre sans le comprendre, je doute d'y trouver le moindre plaisir. Comme tous ces lectures ne sont que des loisirs pour le plaisir, cela suffit à me convaincre au moins moi-même sur mon niveau de compréhension écrite. Ce qui n'est déjà pas si mal, vu la tenacité de mes tendances à l'autodévalorisation.

Je n'ai pas grand'chose de tangible pour croire à mon niveau en expression écrite. Ça fait longtemps que je n'ai plus fréquenté de canal de discussion en anglais, et mes derniers textes sérieux en anglais, qui étaient pourtant bien vus par mes professeurs, commence à avoir un certain âge. Je suis peut-être trop confiante sur ma capacité à conserver cette aptitude uniquement par les lectures fréquentes, quoique généralement techniques, en anglais. Mais bon, pour une fois que je me sur-estimerais, je peux bien me laisser ça.

J'ai beaucoup plus de doutes quant à mon niveau en anglais oral. Je suis française en France et habituellement entourée de français, ce qui n'aide pas vraiment à s'y exercer ni à se faire une idée de son propre niveau.

J'ai quand même discuté avec pas mal de personnes non-francophones, de nationalités très diverses, et l'anglais s'est trouvé être à chaque fois la langue de la communication. La plupart du temps, la conversation se passait très bien. J'ai conscience d'avoir un accent très fort, mais je n'ai jamais eu l'impression que ça nuisait à la conversation ; les rares remarques négatives que j'ai eues à ce sujet venaient de personnes qui cherchaient manifestement à faire une remarque désobligeante et qui ont pris ce qu'elles ont trouvé.

Et réciproquement, je n'ai rencontré pratiquement aucune personne dont je ne comprenais pas l'anglais, et aucune des exceptions n'ont l'anglais pour langue maternelle : la plupart sont asiatiques, et le seul autre exemple qui me vienne à l'esprit vient d'un pays slave. En revanche j'ai écouté, et parfois même discuté, au mois avec des américains, des anglais (vraiment anglais, pas écossais ni gallois ni ilandais) et des canadiens anglophones sans éprouver de grande difficulté. Il y a parfois des mots que je ne sais pas, ou du moins pas du premier coup, et les derniers en date sont query et patent dans la bouche d'un américain, mais suffisamment rare pour ne pas poser de problème. De la même façon la plupart des extraits de la BBC ne me posent pratiquement aucun souci.

Avec tout ça, je pourrais me considérer comme tout-à-fait apte à l'anglais oral. Mais il y a un mais. Et ce mais, c'est la télévision.

J'ai été confrontée à Boston Legal, en version originale sans sous-titres, et il y avait des pans entiers de dialogues que je ne parvenais pas à décoder. J'ai été confrontée à CSI et/ou à une des séries dérivées, et c'était encore plus catastrophique : au lieu de manquer deux ou trois mots comme lorsque je suis en face-à—face, c'était deux ou trois mots dans l'épisode que j'arrivais à extraire l'espèce de bouillie sonore des dialogues.

J'imagine que c'est pertinent de préciser que ces exemples étaient en version originale sans sous-titres, car pour une raison neurolinguistique étrange, ma compréhension orale est copieusement améliorée par les sous-titres, qu'ils soient en anglais (vécu avec MillenniuM) ou en français (vécu avec Stargate SG-1). Et ce n'est pas juste l'information des sous-titres qui s'ajoute à celle en provenance des oreilles pour faire émerger la compréhension, il y a vraiment une rétropropagation de l'information qui permet de reconnaître des phonèmes et des mots que j'étais incapable de distinguer sans les sous-titres. Je l'ai vécu avec MillenniuM, après que mon copain m'a déconseillé les sous-titres pour travailler ma compréhension orale justement, il y avait des répliques dont je ne reconnaissais pas les sons sans sous-titres et qui sont devenues soudainement limpides dès que je les ai ajoutés. C'est ce qui me fait penser que même avec les sous-titres, il y a quelque part un réseau neuronale qui apprend à reconnaître ces sons, ce qui me ferait progresser en compréhension orale.

Cela dit, retour au problème initial : l'estimation de mon niveau en anglais. Si les français sont à la hauteur de leur réputation, je suis avec tout ça certainement au dessus de la moyenne nationale. Mais ce n'est pas vaiment ça qui m'intéresse, et je soupçonne les recruteurs de chercher plutôt mon utilisabilité internationale, et je trouve ça aussi plus pertinent.

Dois-je ne tenir compte que des résultats face à des personnes juste devant moi ? Ou bien les anglophones face à moi s'adaptent pour se rendre plus compréhensibles ? Ou bien les experts sont-ils représentatifs d'une certaine partie de la population anglophone, à laquelle par hasard je n'aurais pas encore été confrontée en vrai ? Ou bien ne s'agit-il que de deux extrêmes, tous deux trop caricaturaux pour généraliser quoi que ce soit ?

Bref, qu'est-ce que je vaux réellement en anglais ?

Tags : (Sans tag)

Négociations au rabais

Je me souviens, quand j'étais jeune, c'était il n'y a pas si longtemps que ça mais j'ai l'impression que c'était il y a une éternité, j'avais des aspirations assez basiques : une vie globalement heureuse (je sais que rien n'est parfait, mais assez de positif pour compenser l'inévitable négatif), avec un travail amusant, et fonder une famille qui comperait pour moi et pour qui je compterais. Bon, moi non plus je ne comprends pas comment j'ai pu être aussi naïve, mais j'y croyais.

La vie n'est pas un conte de fées, et j'ai quand même fini par m'en rendre compte. Et puis après tout, je pourrais aussi me compter d'une dose décente de bonheur, avec un travail que je trouverais satisfaisant, et quelqu'un pour partager cette vie. Ça existe bien ça, dans ce monde.

Sauf que même si ça existe, ça reste rare. C'est un privilège qui n'est accordé qu'à quelqu'uns. Quelle arrogance, quelle suffisance de s'imaginer pouvoir faire partie comme ça de cette élite. Tout au plus pourrait-on considérer ce genre d'existence comme un idéal inatteignable vers lequel tendre.

Heureusement, le rouleau compresseur de la réalité c'est chargé une fois de plus de me remettre les idées en places. Lutter pour obtenir de temps en temps, occasionnellement, une instant, une miette de bonheur ; pour avoir un travail supportable, et quelques personnes que j'aurais plaisir à voir régulièrement. Ça c'est réalite. C'est atteignable. Ça avait même l'air pendant un temps d'être à ma portée.

Mais j'ai l'impression qu'encore une fois, j'ai vu trop gros. J'ai surestimé ce que je pourrais obtenir. J'ai été trop ambitieuse, alors je revois mes idéaux à la baisse. Est-ce que je pourrais juste avoir de quoi oublier ce monde un moment, ou juste une perspective professionnelle, ou juste quelques contacts humains ?

On dirait bien que non. On dirait bien que je suis encore en train de trop en demander à cette vie. Je n'ai pas du tout le sens des négociations moi.

D'ailleurs je me demande pourquoi je m'accroche tellement à cette existence. Ce n'est pas comme si je pouvais en faire quelque chose de toute façon. Aller, je vous la laisse aussi.

Et je mets avec deux chameaux, si là c'est pas une affaire…

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Perte de X

Désolée pour la série de billet geeks, j'espère que j'arriverai bientôt à trouver des choses plus intéressantes à dire. En attendant, voici encore un épisode à ma série de crises geeks.

Je viens de passer le site d'un format de pages en XHTML 1.0 à des pages en HTML 4.01.

Et c'est censé changer quoi ?

En théorie, pour vous, rien. Si vous remarquez la moindre différence par rapport à avant, c'est un bug, et je vous remercie par avance de me le signaler.

Alors si ça ne change rien pour les utilisateurs, pourquoi changer ?

Vous m'avez très certainement entendu pester ces derniers temps contre le SMTP, qui est le format habituel d'échange de courrier électronique, et contre XML, dont je n'arrive pas à tolérer l'intolérance. Or XHTML, c'est une forme de XML, donc pour m'en éloigner, j'ai choisi de revenir au HTML.

Bref, c'est plus une lubie personnelle qu'un choix justifié techniquement.

Le seul effet concret de changement (en dehors des bugs), est de rendre la validation plus facile, parce que HTML est un format beaucoup plus tolérant que XHTML. Mais en même temps, je suis en train de prendre un certain nombre d'autres mesures qui permettront une validation aussi facile quelque soit le format, donc ce n'est pas un argument très lourd. Au moins vous retrouvez maintenant les liens de validation en bas de la colonne de gauche, au cas où ils vous auraient manqué.

Du coup, les flux ATOM ne contiennent plus du XHTML inclus directement dans le flux (enfin, sauf lorsque c'est moins pénible pour moi) mais du HTML de base échappé dans le flux. Si ça pose le moindre problème, et que c'est ma faute (je décline toute responsabilité en cas d'utilisation de logiciels qui ne respectent pas les RFC), merci de me le signaler, je ferai de mon mieux pour le corriger.

L'avantage de cette migration de XHTML vers HTML, c'est que je me suis rendue compte d'un défaut de conception dans le moteur de ce site : les commentaires sont formattés au moment du postage, et enregistrer tels quels. Du coup pour changer de format, il m'a fallu passer en revue tous les commentaires pour corriger ce qu'il faut, ce qui est assez pénible. Très prochainement les commentaires seront stockés dans un format brut (ce qui rendra du coup moins graves les éventuels bugs dans le code de formattage) et formattés extemporanément.

Tags : Geek Site

Mensonges et trahison

Vous vous souvenez peut-être de ma super-grosse déception de voir Google marquer mes mails comme des spams.

Il paraît que le mot « trahison » était un peu fort. Je ne suis toujours pas d'accord. Mais en plus de ça, Google ne respecte même pas les règles qu'il affiche. Je me sens trahie, et le mot n'est pas trop fort pour traduire mon sentiment. On dirait bien que Gmail ne vaut pas mieux qu'Hotmail.

Voyez plutôt :

Dossier spam

Ça, je pense que personne ne le contestera, c'est un dossier Spam de chez Google mail, qui correspond à un compte où j'ai envoyé des copies de messages sortant.

C'est un joli dossier bourré de spam, mais avec quand même tout en haut deux mails qui viennent de moi. Deux mails parfaitement légitimes. Deux mails envoyés à une seule en plus de moi. On a vu mieux comme « envoi massif ».

Et qu'on ne me dise pas que j'envois trop de mail et que je franchis la limite : aujourd'hui, j'ai envoyé trois mails. Les deux là compris.

Là où je me sens vraiment trahie et escroquée, c'est quand je vais sur l'aide de Google :

Dossier spam

Ok, donc mon mail a été considéré comme du spam, mais ce n'est pas si grave, au moins j'ai été informée. Ou pas :

Dossier spam

C'est un compte mail dont je ne me sers pas beaucoup, voici l'intégralité de l'Inbox. Les autres dossiers sont vides. On voit tout en haut la « conversation » complète, contenant six messages, trois qui viennent de moi et trois de ma correspondante. Et parmi les trois qui viennent de moi, deux sont dans le dossier Spam de la première image. Sympathique, non ?

Et donc, ils sont où les « messages de rejet du message » ? Tout près, hein ? juste à côté des missiles, hein ?

Si ça ce n'est pas du foutage de gueule en bonne et dûe forme, je ne sais pas ce qu'il vous faut.

En tout cas moi, il m'en fallait pas autant pour me dégoûter de cette saloperie de grand G. En plus son point n'existe même pas, quelle fumisterie.

Et encore en plus, les autres moteurs de recherche ne sont pas si en retard que ça.

Tags : Geek

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