L'après-midi le plus long

Telle le reflux des marées l'histoire inlassablement se répète…

Introduction du jeu Secrets of Mana

Il y a un peu plus de treize mois j'ai vécu ma nuit la plus longue, lorsque je me suis retrouvée « enfermée dehors » de mon studio à cause d'un oubli de mes clefs.

Vendredi midi, l'histoire s'est répétée. Mais de même que chaque marée a ses petites particularités, l'histoire change à chaque variante. Cette fois-ci, les clefs n'étaient pas oubliées sur mon lieu de travail rendu inaccessible par l'heure tardive ; elles étaient simplement à l'intérieur du studio, rendu inaccessible par la porte du palier.

Je croyais cette porte incapable de claquer. Je l'avais même écrit dans le commentaire n°7 dudit billet :

[…] le pêne demi-tour semble être mal placé, du coup j'ai l'impression qu'il est impossible de fermer la porte en la claquant.

Impossible pour moi, car je n'ai effectivement jamais réussi à la claquer sans que le penne bloque la fermeture, mais manifestement pas impossible pour un courant d'air.

Je me souviens après la nuit la plus longue, je m'étais dit : « Jamais plus jamais », et j'ai ajouté à mon sac à main mes outils de serrurerie (d'ailleurs je suis un peu arrivé à leurs limites, quelqu'un aurait une adresse pour s'en procurer des un peu plus « pro » ?). Sauf que voilà, il ne faut jamais dire « jamais ». Les outils étaient bien dans mon sac à main, et mon sac à main étaient bien dans mon studio. Comme avant, les outils à moins d'un mètre de moi, mais du mauvais côté de la porte. Si ça ce n'est pas le Destin qui se fout ouvertement de ma gueule…

Sur les conseils de mon père, je suis allée demander aux gens pas loin qui avaient l'air de travailler dans un atelier ou quelque chose comme ça, s'il n'auraient pas des outils qui ressembleraient à ça :

Clef de torsion

parce que pour manier le penne demi-tour d'une serrure à gorge il ne doit pas y avoir besoin de plus.

Ils ont gentilment accepté de m'aider. J'ai su que c'était en train de partir en latte quand j'ai vu les outils avec lesquels ils sont revenus : un réglet, un couteau, une pince multiprise et un marteau. J'ai déjà vu des objets exotiques être utilisés pour crocheter, mais ça, ça ne m'a pas rassurée du tout. Ah ben oui, le crochetage « ça n'existe que dans les films américains », évidemment. Je suis une fille, qui appelle à l'aide en plus, donc je n'y connais rien en technique. Évidemment.

J'ai une fois de plus constaté durement à quel point je maîtrise mal les relations humaines. Bon, je n'imagine pas vraiment que le rôle de demoiselle en détresse soit le meilleur pour contrôler le mâle qui vient rouler des mécaniques, mais j'ai quand même la très nette impression qu'avec un minimum de bon sens social j'aurais pu mieux le canaliser que ça.

Par chance, son collègue était plus modéré, il a su le maîtriser, et il n'y pas eu de dégât.

Le risque de tout casser n'était cependant pas suffisant à les faire abandonner, du moins sans essayer le plan B : ils m'ont sorti une caisse plein de clefs pour serrues à garnitures ou à gorges, et une pince. « Il suffit de trouver la bonne et de forcer un peu. » J'ai bredoiller quelque chose du genre que je préfèrerais ne pas forcer, mais bon, il n'y a pas pire sourd que qui est persuadé de sa supériorité technique. En plus, je n'ai pas eu droit au collègue modéré pour ce plan B, donc j'ai fait mine de me lasser et de me résigner rapidement.

Après avoir abandonné ce plan B, il a eu une remarque qui m'a marquée : « C'est dommage que je n'ai pas réussi à vous aider, j'aurais pu me faire payer un café. » Je ne sais pas trop expliquer comment, mais j'ai senti dans son ton et dans son regard que ce n'était pas juste échanger un service contre un café. J'espère me tromper, ce qui est d'autant plus facile que je sais à quel point je suis socialement inepte. Ma réaction intérieure était plutôt le soulagement de me savoir loin d'un individu tellement « forceur » et si peu fin.

Malgré toutes ces considération sociales, j'étais alors quand même complètment démunie du mauvais côté de ma porte d'entrée. En dehors du crochetage, le seul moyen d'ouvrir cette porte sans rien casser, c'était de se procurer un jeu de clefs. Or le seul jeu de clefs qui n'était pas du mauvais côté de la porte était chez mon copain, à vingt minutes de bus.

Mon père a pu rassembler 4 € de la monnaie qu'il avait, ce qui réglait le problème des tickets de bus. Il m'a prêté son natel pour que je puisse communiquer avec mon copain. D'ailleurs je ne remercierai jamais assez maître Eolas de (m')avoir rappelé l'intérêt de mémoriser des numéros de téléphone (au deuxième paragraphe). Je n'étais pas aussi à poil qu'un gardé à vue, mais presque : ce n'est pas des bouts de tissus sur le dos qui permettent de contacter qui que ce soit. Sans ce billet, je ne me serais jamais intéressée au numéro de mon copain, et je n'aurais eu personne à contacter pour faire face à ma porte claquée.

Mon copain a du peu prévenir le gardien de son immeuble que j'allais lui demander des clefs, j'ai eu les clefs de mon copain, j'ai pris mon double chez lui, j'ai rendu les clefs au gardien, et je suis rentrée chez moi. Et j'ai réussi à me retenir percevoir me regardaient bizarrement avec ma tenue plutôt légère (mais quand même sortable, enfin je crois) et mes chaussons (ça ne s'est d'ailleurs pas joué à grand chose que je sorte pieds nus).

3.80 € pour une porte qui claque, je trouve que je m'en tire plutôt bien sur le plan financier. L'heure et demie que ça m'a coûté me semble nettement plus exorbitant, surtout par rapport à une solution si rapide et efficace juste de l'autre côté de la porte ou probablement aussi dans cet atelier ; d'un autre côté, je doute que l'appel à un serrurier pour ouvrir la porte ou pour remplacer une serrure forcée prenne moins de temps.

Donc finalement, tout est bien qui finit bien, et le progrès par rapport à la nuit la plus longue est vient de l'humain et non de l'outil, ce dont je pourrais me flatter.

Reste deux interrogations en suspens :

Publié le 29 juillet 2010

Tags : Social Tarée

Hiiiiiiiii ! 

Photo dédicacée

Bon, en réalité, mon attitude était beaucoup moins hystérique que ce que le titre peut laisser supposer. Mais ceux qui me connaissent savent à quel point le grand sourire que j'avais à ce moment est proche du maximum de l'échelle de ce que je sais extérioriser.

En fait, je dois avouer qu'au début j'étais loin d'être convaincue. Genre payer pour un gribouillis illisible fait par un certain type, voilà quoi. Et puis faire la queue en plus avec plein de gens, non mais ça va pas ? Et puis bon c'est surtout de Methos que je suis fan, plus que de Peter Wingfield.

Bon d'accord, j'ai regardé X-Men 2 juste pour l'apparition de Peter Wingfield (et j'ai été passablement déçue de la fugacité de cette apparition).

Et puis c'est vrai qu'il est plutôt mignon et tout…

J'ai fini par me laisser convaincre et pousser par mon copain, j'ai acheté une photo, et comme le moment était bien choisi il n'y avait qu'une seule autre personne dans la queue.

C'est lorsque j'étais tout devant dans la queue à attendre mon tour que ça a commencé à me faire de l'effet.

Lorsque je suis arrivée devant le Peter Wingfield en personne, j'avais les muscles zygomatiques tout tétanisés et beaucoup de mal à aligner trois mots.

C'était bref mais intense, et encore maintenant, rien que voir la photo me remet dans un état similaire (quoique moins prononcé). Maintenant je comprends l'intérêt des dédicaces. Je ne remercierai jamais assez mon copain de s'être donné autant de mal à m'y pousser au début.

Publié le 26 juillet 2010

Tags : Tarée

Docteure Natacha Kerensikova

C'est avec une joie que je dois reconnaître un peu empreinte de fierté, que je vous fais part de l'obtention de mon doctorat ès physique, sans mention.

Docteure, c'est quand même classe comme titre. De longues années d'efforts pour en créer la substance, et des mois de travail acharné pour la communiquer, ont enfin porté leurs fruits. Et ça en valait la peine.

Et maintenant, c'est une page de ma vie qui est en train de se tourner. Finie la vie d'étudiante et son insouciance béate. Finie l'acquisition de compétences et de savoirs aux dépends de la Société. Commence à présent la vie d'adulte responsable, qui rend son dû à la Société.

Et comme à chaque fois qu'une page se tourne, on aperçoit ce qu'il y a derrière. Comme chacun sait (ou saura après l'avoir lu), je ne vais pas faire de carrière dans la recherche, et les portes de l'enseignement à mon goût sont fermées. Je vais donc m'essayer à une carrière dans le privé. J'ai été embauchée par une petite entreprise familiale et peu connue, dont le nom commence par un G, et je commencerai à y officier d'ici un mois et demi.

En fait le dos de cette page tournée est une page vierge qui attend d'être écrite, dans ce livre qu'est ma vie.

P.S. : Est-ce plus crédible maintenant ? Si oui, est-ce plus grâce aux subtils changements dans le texte, ou au changement de date de publication ?

Publié le 13 juillet 2010

Tags : (Sans tag)

Mort de Yulai

Imaginez plusieurs mois de travail acharné, avec des nuits beaucoup trop courtes et une accumulation objectivement déraisonnable de sommeil, qui arrivent à leur terme. Quelle est la meilleure chose à faire ?

Dormir, évidemment.

Mais comme le destin n'est qu'un gros pervers, imaginez en plus une méchante canicule à peine compatible avec la vie, et en tout cas clairement incompatible avec un sommeil fenêtre fermées. Donc dormir uniquement pendant la (courte) nuit et lorsque le trafic est assez réduit. Quelle est alors la meilleure chose à faire en attendant que ce pervers de soleil daigne se coucher ?

Se détendre, évidemment. En jouant, par exemple.

Sauf que voilà, le destin n'est qu'un gros pervers, et c'est juste à ce moment là que mon ordinateur de jeu, Yulai, rend l'âme. Ça ressemble à peu près à ça :

Écran de Yulai pendant un memtest

En fait les soucis commencent dès le POST : il s'écoule habituellement quelques secondes entre l'allumage de la machine et le bip du BIOS qui indique que tout va bien, or là ça prend plus d'une minute.

Pendant cette minute, l'écran reste en veille, alors que tous les ventilateurs sont bien en fonctionnement. Ensuite un seul bip, ce qui laisse penser que le BIOS croit sincèrement que tout va bien, pendant que s'affiche le splash screen du BIOS, corrompu sur des lignes légèrement obliques.

Le passage en mode texte ensuite, que ce soit pour entrer dans l'interface du BIOS ou pour booter, par exemple sur memtest, montre le même genre de corruption que sur la photo :

Booter sur le système d'exploitation de cette machine conduit à une corruption graphique du splash screen de l'OS similaire à celle du splash screen du BIOS. Au moment où le système d'exploitation essaie de changer de mode vidéo, le changement est beaucoup long que d'habitude et le résultat est un écran noir parsemé de carrés blancs. Il ne se passe plus rien de visible ensuite.

De plus, les motifs formés par les pixels corrompus sont toujours les mêmes, à l'exception de la corruption qui varie avec le temps. Et malgré le temps de fonctionnement du memtest, la corruption n'a pas changé, et même la corruption variable semblait avoir la même constante de temps. La température semble donc être hors de cause.

Ces symptômes me font penser à un problème matériel. Le memtest de la photo met hors de cause la mémoire vive. Le fait que le système d'exploitation arrive très loin dans sa procédure de boot me fait douter qu'il s'agisse de la carte-mère, même si un dysfonctionnement très subtil dans le bus PCI express pourrait peut-être conduire à ce genre de symptômes.

J'aurais tendance à penser que le souci vient de la mémoire vidéo : c'est assez en aval pour que le software de base (comme le BIOS ou les premières étapes du boot) ne se doute de rien, et ça explique la forme périodique de la corruption (même sur la police : 'l', 'm', 'L', 'M', '-', '|' corrompus sont sur deux colonnes consécutives de la table ASCII) ainsi que sa présence sur plusieurs niveaux. La seule pièce qui ne rentre pas dans ce puzzle est la lenteur du POST.

En tout cas c'est certainement matériel et plus grave qu'un souci thermique. De quoi être très pessimiste quant à une rémission spontanée. Donc il va falloir changer des composants.

Or la conjoncture est plutôt mauvaise : mes économies vont être mises à rude épreuve dans les deux-trois mois qui viennent, et ça fait un bon bout de temps que j'ai perdu espoir qu'elles y survivent. Donc avec le temps de s'en remettre financièrement, on dirait bien que je suis privée de jeu jusqu'à Noël.

Publié le 1er juillet 2010

Tags : Geek

Mon chef vient de mars

D'après ce qu'à dit mon chef à la cantonnade, « ça n'a jamais été aussi difficile de préparer une thèse qu'avec moi », alors qu'avec ma prédécesseure, il « n'en avait presque pas entendu parler. »

Ça fait depuis longtemps que je me demande comment il est possible que mon chef me prenne à ce point pour une demeurée.

Cette fois-ci, j'ai eu une illumination. Malgré toutes les réserves que je peux avoir sur Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus de John Gray, c'est par analogie avec la description d'un comportement prétenduement typiquement martien que j'ai compris.

Imaginons la scène typique de mon chef qui débarque dans mon bureau en me demandant la situation de ce que je suis censée faire. J'interprète (trop) naïvement cette question comme une simple de requête de transfert d'informationsi, pour synchroniser notre vision de ma situation courante. Je réponds donc factuellement en passant rapidement sur ce qui a été fait depuis la dernière synchronisation, et en m'étendant sur ce que j'ai en route au moment en question, ce qui se traduit généralement par une liste de problèmes ou de difficultés que je suis en train de résoudre.

Et là, comme le formule si poétiquement John Gray, mon chef met sa casquette de Monsieur-réponse-à-tout : il me donne une liste d'ordres plus ou moins directs pour surmonter les problèmes ou les difficultés évoquées.

Évidemment, je suis les ordres en question : comme il n'y a généralement pas quarante-douze milles façons de résoudre un problème, ça revient à quelques détails près à continuer selon ce que j'avais prévu de faire. Dans les rares cas où j'avais une idée différente, le résultat est généralement équivalent, donc par diplomacie je choisis la voie du chef.

En ajoutant à ça une quantité monumentale de bias de confirmation, à faire cauchemarder n'importe qui ayant un minimum de sens scientifique, on arrive facilement à la conclusion que je fais ce que m'a dit mon chef donc s'il n'avait rien dit je n'aurais pas trouvé de solution, et je serais restée coincée éternellement dans ce problème. Genre je suis plus conne que la cafetière à côté de moi, quoi (en fait non, maintenant elle est au dessus de moi, je crois que la hiérarchie est claire).

Le bon côté des choses, c'est qu'il ne me reste plus que quelques semaines à endurer cette ambiance, dont deux pendant lesquelles mon chef est absent.

Une telle catastrophe ne peut cependant pas rester comme ça sans que j'en tire de leçon, pour éviter au maximum qu'elle ne se reproduise. Il m'est arrivé plusieurs fois de dire : « Souvent j'ai regretté d'avoir parlé. Je n'ai encore jamais regretté de m'être tue. » En voici un nouvel exemple.

Un dirigeant célèbre aurait dit : « Savoir quelque chose et le garder pour soi c'est s'en faire une arme. » J'ai eu le tort de croire que je vis dans un monde professionnel fait de coopération dont la qualité ne peut qu'être améliorée par une communication plus transparente. Je ne pensais pas avoir besoin d'arnes. Je coyais échapper à une autre phrase attribuée à ce même dirigeant : « Ne compter que sur ses propres forces et lutter avec acharnement. »

Mais pour vraiment tirer des leçons, il ne faut pas avoir la vue courte. Y a-t-il d'autres précédents que l'on peut relier à ces considérations. Oui, il y a mon poste précédent, d'où la même conclusion s'impose : encore un lot d'occasions ratée de fermer ma sale gueule.

Et par une coïncidence troublante, la même conclusion peut aussi être tirée de mon environnement professionnel avant ça.

En cherchant encore plus loin dans mon passé, il ne reste qu'une seule autre situation professionnelle. La seule à s'être bien passée. Mais comment ne pas mettre ce non-échec sur la durée nettement plus courte, un mois et demi, de ce stage par rapport aux autres expériences ?

Le silence est d'or. Je sais ce qu'il me reste à faire. C'est facile.

Ou pas.

Je supporte de plus en plus mal la solitude. Mais est-ce réellement moins mauvais d'enchaîner de telles catastrophes relationnelles ?

Si je suis restée dans la sphère professionnelle, c'est parce qu'il s'agit d'expériences sociales que je suis obligée de vivre, mais en fait le reste de ma vie ne vaut pas mieux.

Je ne suis juste pas faite pour être avec d'autres humaines.

Je suis juste faite pour la solitude.

J'ai le choix entre me consumer en essayant vainement de la combattre, ou d'accepter la fatalité et cette solitude.

Il y a des combats qui ne valent pas la peine d'être menés, par exemple lorsque l'issue est inéluctable et que ce qu'il reste d'énergie serait plus utilement attribué ailleurs.

Je crois que je devrais juste capituler devant la solitude, la laisser m'englober et me dévorer.

Je ne suis juste pas faite pour vivre dans ce monde.

Publié le 29 juin 2010

Tags : Boulot Social Tarée

Théobromine

Vous savez que vous êtes vraiment accro' au chocalat quand…

… vous en êtes à votre deuxième chocolat chaud de l'après-midi, alors qu'il fait plus de 30°C dans la pièce.

Oui, c'est la seule source de théobromine (ou d'autre succédané de câlin) restante dans cet appart' (en dehors d'un reste de Nutella monstrueusement rance, et dont je ne sais pas trop comment m'en débarrasser, vu que d'un côté c'est du verre, mais y a beaucoup de non-verre dedans).

Non, faire des courses n'est pas une option, c'est un besoin qui ne peut pas attendre aussi longtemps.

Publié le 26 juin 2010

Tags : Tarée

Le français est une langue merveilleuse

Le français est une langue merveilleuse, aux milles surprises, qui nous reserve chaque jour de nouvelles découvertes incroyables.

Voici ce qu'une docte secrétaire m'a appris hier :

En français, les noms propres n'ont pas d'orthographe.

Heureusement que j'étais assise lorsque j'ai entendu ça. Le temps que je vérifie mentalement plusieurs fois que j'ai bien entendu les mots que je venais d'entendre, et que ça veut bien dire ce que j'avais l'impression que ça voulait dire, il s'était probablement écoulé quelques secondes.

J'imagine qu'elle a remarqué quelque chose dans mon expression, parce qu'elle a continué en précisant correctement sa pensée, au cas où je n'aie pas très bien compris du premier coup :

On peut les écrire comme on veut.

C'est loin d'être la première fois qu'on refuse d'orthographier correctement mon nom de famille, avec des justifications plus ou moins valables. Mais celle-là, on me l'avait jamais faite, et elle mérite sans doute un lot particulier. Elle a même réussi à me prendre au dépourvu.

Parce que voilà, il se trouve que mon nom de famille contient une majuscule un accent. Qui se reflète même sur la pronociation, en plus, ce qui double la faute d'orthographie d'une erreur de pronociation, et qui rend le tout encore plus pénible.

Non contente de fouler au pieds l'orthographe de mon nom, elle en nie même l'existence. Je continue de me demander comment est-ce qu'on peut humainement arriver à des contre-vérités aussi monumentales…

Publié le 24 juin 2010

Tags : (Sans tag)

Retour à la surface

Comme affiché sur ma page d'accueil, après un très très long mois de janvier (presque 160 jours) passé à me noyer dans mon travail scientifique, me voici enfin de retour à la surface.

On ne se remet pas comme ça d'un tel travail titanesque. J'ai eu droit à une semaine de vacances pour m'en remettre, et ça n'a pas vraiment suffit. Si j'ai mis à jour la page d'accueil (presque) à temps, ce billet ne vient qu'après cette période repos.

Comme les tuiles s'enchaînent et se chevauchent sur ma vie comme un toit, je dois reprendre le travail à une cadence relativement violente, quoique pas aussi monstrueuse que précédemment. Je ne sais pas ce que ça va donner sur la fréquence de mises à jour de ce site, mais je vais continuer de supposer jusqu'à preuve du contraire que nous sommes revenus en « période normale » sur ce point.

Mon seuvrage de la caféine et du chocolat est cependant reporté sine die.

Publié le 14 juin 2010

Tags : Boulot Site

Expansion vers où ?

Ça fait depuis longtemps, très longtemps même, que j'envisage l'ouverture d'une version en anglais du présent site. Le problème, c'est que dans l'état actuel des choses, il n'y a pas de place toute prête pour une nouvelle version. La question que je me pose, et que je vous pose donc dans l'espor d'obtenir de précieux conseils de votre part, est quelle relation mettre entre la version française existante et la future version anglaise.

Voici les idées qui m'ont traversé l'esprit, de la plus séparatiste à la plus fusionnelle :

Utiliser un autre nom de domaine

Je pourrais mettre les deux versions sur deux domaines différents. Garder instincitive.eu et lancer la version anglaise sur un des autres domaines que je loue.

Outre le fait qu'en termes SEO je ne sais pas trop ce que ça vaut, je trouve mes autres domaines nettement moins proches du sujet de mon site, à savoir moi-même. instinctive c'est ce que j'ai trouvé de mieux.

Alternativement, je pourrais m'acheter un nouveau domaine. Genre instinctive.fr, en supposant qu'il soit encore libre quand je me serai décidée, pour y migrer le site actuel, et lancer la version anglaise sur instinctive.eu.

Utiliser un sous-domaine

En laissant les autres domaines là où ils sont, et en renforçant ainsi le lien logique entre les deux versions, je pourrais mettre la version anglaise sur sous-domaine de instinctive.eu, par exemple en.instinctive.eu.

Ce qui m'embête avec cette idée, c'est que ça introduit une hiérarchie entre la version française et la version anglaise. S'il faut utiliser des sous-domaines, je préfèrerais avoir fr.instinctive.eu et en.instinctive.eu. Mais alors quoi mettre sur instinctive.eu ? Un menu qui précise les langues disponibles ? Une redirection automagique suivant la configuration de la langue du navigateur ? Dans tous les cas, ça implique un déménagement d'URI, ce qui ne m'a pas l'air génial pour les visiteurs réguliers et pour les robots. Est-ce que le bénéfice est vraiment à la hauteur de cet infort ? C'est pas évident…

D'un autre côté, il va quand même y avoir une hiérarchie de facto, parce que je doute d'avoir le courage de traduire tout ce que je publie, donc il va inévitablement y avoir une des versions qui sera plus fournie que l'autre.

Utiliser un sous-répertoire

En fait cette possibilité est le symétrique des sous-domaines, et aboutit aux mêmes considérations.

L'idée dans ce cas est tout laisser sur instinctive.eu, en rangeant la future version anglaise dans instinctive.eu/en/. Alors hériarchisation en laissant la version française où elle est, ou déménagement vers instinctive.eu/fr/, avec les mêmes problèmes que pour un déménagement vers un sous-domaine.

Quelque part, un domaine multilingue ça fait plus .eu qu'une séparation plus forte, mais bon…

Tout mélanger

Tant qu'à être multilingue, pourquoi ne pas l'être jusqu'au bout, en rangeant au même endroit thématique les versions anglaises et françaises ?

Une URI en instinctive.eu/weblog/ pourrait aussi bien contenir des billets en anglais que des billets en français, et comme l'URI des billets est basée sur le titre, dans la plupart des cas je n'aurai pas de problème de collision.

Ou bien pensez-vous qu'il vaut mieux avoir une indication de langue systématique dans l'URI ? par exemple en ajoutant « en » en préfixe ou en suffixe du nom du nœud, ou en mettant un sous-répertoire du style instinctive.eu/weblog/en/ ? Ça manquerait de cohérence avec les sections traduites, comme instinctive.eu/dessins/ par rapport à instincitve.eu/drawings/. Ou bien mettre la version anglaise quand même dans un chemin de section français ?

Et que faire de la page d'accueil et des index ? Trouver un moyen de faire coexister une version française et une version anglaise dans l'arborescence, avec les soucis de hiérarchisation ou déménagement qui vont avec ?

Ou bien pousser le multilinguisme jusqu'aux pages d'index et d'accueil, avec par exemple une colonne en français et une colonne en anglais ?

À vot' bon cœur, m'sieurs-dames…

Alors, qu'en pensez-vous ?

Publié le 29 mai 2010

Tags : Site

Certifiée conforme

À quoi ça me servir d'aller me faire couper les tif' ? Est-ce que ma vie sera mieux une fois que j'aurai mon certif' ?

En ces temps de récession économique et d'effondrement moral de la société, il ne fait pas bon être jeune pas-encore-diplômée-mais-bientôt-promis, surtout avec un CV atypique par rapport aux postes que l'on prétend être capable de tenir.

Malheureusement, je suis dans ce cas, c'est pour ça qu'il ne me semblait pas prématurer de commencer à chercher sérieusement en septembre dernier un emploi pour septembre prochain.

Et je me suis pris échec sur échec sur échec. J'ai parlé du résultat d'une des premières tentatives dans Premier d'une longue série. D'ailleurs avec le recul, j'ai conscience que j'avais dans cet article sous-estimé la valeur de simplement avoir une réponse : si c'était bien le premier d'une longue série de refus, c'était la première et dernière réponse explicite que j'ai eue à mon racollage mes sollicitations.

Au début de l'année civile, en voyant les résultats catastrophiques de mes offres de travail, je me suis dit que le plus facile à arranger serait peut-être de mettre dans mon CV des trucs en rapport avec les postes que je vise, histoire de mettre en confiance un éventuel recruteur.

On dirait qu'à ce stade la clareté m'interdit de continuer de laisser dans le flou les postes que je visais : le développement logiciel, ou l'administration système UNIX. Des trucs très geeks, que j'ai appris à faire surtout pendant mes loisirs, et aucune formation officielle ni aucun diplôme n'appuie mes prétentions à être capable de tenir ce genre de postes.

J'aurais peut-être mieux fait de me souvenir de ce que je disais vers 2003, qu'il vaut mieux pour moi que l'informatique reste un loisir, vu mes idées plutôt arrêtées sur certains sujets et ma vision des choses assez particulière et très peu répendue parmi les « vrais » informaticiens (enfin ceux qui gagnent leur vie avec ça, quoi) que j'ai pu rencontrer de près ou de loin.

Bref, dans l'espoir d'amadouer du recruteur et de finalement trouver une source de revenus, je me suis dit que ce serait peut-être une bonne idée de passer une certification BSD. Vu que j'utilise FreeBSD au quotidien depuis pesque deux ans, et que je connais plutôt bien le standard POSIX qui sert de base à tous les BSD, je pensais que ce serait à ma portée.

J'étais beaucoup plus sceptique quant à l'intérêt pratique de cette certification : je sous-estime peut-être les recruteurs français, mais j'ai l'intuition que la plupart d'entre eux n'apporterait pas trop de crédit un diplôme en anglais attestant de compétences sur un système obscur qu'ils ne connaissent pas. Mais bon, pour deux heures et 75$, c'est toujours bon à prendre et ça ne peut pas faire de mal, au pire ça ne sert qu'à rien.

En sortant de l'examen, j'étais persuadée de l'avoir complètement raté. C'était un QCM, et je ne savais que trop à quelle proportion de questions j'avais répondu au hasard. Les connaissances POSIX ou UNIX ou de presque tout ce qui est commun aux quatre BSD est d'une utilité assez limitée, les questions portaient plus sur les spécifités de chaque BSD. Et malgré même si je connais assez bien FreeBSD, je n'ai qu'entr'apperçu NetBSD et OpenBSD, et je n'ai jamais vu de DragonflyBSD. Ça ne fait peut-être pas tout-à-fait trois quart de questions répondues au hasard, mais certainement plus des deux tiers.

Pour avoir le certificat, il faut un score normalisé d'au moins 500, sachant que les scores possibles vont de 200 à 700. Donc à ce stade il me semblait clair que c'était mort, et que j'allais devoir m'en passer pour convaincre un recruteur de bien vouloir être assez gentil pour me laisser accéder au stade de l'entretien d'embauche.

Donc j'ai laissé tomber cette histoire, qui m'est complètement sortie de la tête, jusqu'à récemment, quand j'ai trouvé ça dans ma boîte aux lettres :

Certification BSD

Finalement, j'ai réussi cet examen, je suis certifée conforme BSD Associate \o/

J'imagine que l'explication est soit que j'ai eu beaucoup de chance, soit que lorsque j'ai répondu au hasard, ce n'était pas complètement au hasard : même si POSIX et FreeBSD ne permettent pas d'avoir la bonne réponse sur la majorité des questions, ils permettent de détecter une partei des mauvaises réponses. Du coup le hasard n'intervient plus qu'entre les réponses plausibles restantes, et le résultat est significativement meilleur que le hasard pur.

Et si on a répondu juste à un tiers des questions, et répondu au hasard au reste mais en ayant une chance sur deux d'avoir la bonne réponse, on se retrouve quand même avec les deux tiers des points.

Je ne sais pas si ce bout de papier va me servir un jour, mais il a l'air assez joli pour être encadré (tous mes autres diplômes ne peuvent pas en dire autant).

Paroles : Laurent Voulzy – Rockollection

Publié le 7 mai 2010

Tags : Boulot Suite

Autour de cette page

 

Syndicalisation

Derniers commentaires

Tags

Archives

Site-level navigation and features

 

Instinctive.eu

Contact

Sections

Validation

Copyright © 2008-2010 Natacha Kerensikova

Butterfly images are copyright © 2008 Shoofly

This page was generated on 29 jul 2010 at 23:03:41 in 1.681ms.

Build d065a0c12205597bcea656a301a72ef08022d6b0 - Thursday 4 February 2010