HTPC
Comme je ne sais pas exactement quelle proportion de mon lectorat sait ce qu'est un HTPC, je vais commencer par ressayer de définir ça, malgré mon relatif manque de notions dans ce domaine.
HTPC signifie Home Theater PC, et si j'ai bien compris, c'est un ordinateur branché sur un téléviseur (ou un projecteur) et qui sert de source multimédia. Il remplacerait donc magnétoscope, lecteur de disque optique, console de jeux, etc. Bref, tout ce qu'on fait habituellement avec un téléviseur, sauf qu'au lieu d'avoir une multitude de jouets électronique autour, on n'a qu'un seul ordinateur.
Ça fait depuis longtemps que mon copain cherche à monter un tel PC. Je ne suis moi-même pas tellement orientée « télé », mais j'avoue que la flexibilité d'un dispositif électronique que l'on contrôle complètement me séduit.
La dernière tentative de HTPC s'était conclue sur des problèmes de nuisances sonores. Le vendeur nous avait pourtant assurés que c'était des ventilateurs silencieux, démonstration à l'appui. Évidemment, la démonstration était faite en plein milieu du magasin, avec le boîtier encore ouvert. Une fois le boîtier fermé et inséré dans le meuble télé, avec seulement quelques centimètres de chaque côté et au dessus, ça se passait beaucoup moins bien.
Cette histoire m'a rappelée celle de Manabiya, que j'ai activement voulu 100 % passif, parce que j'allais dormir pas loin et que je sais que les ventilateurs ne sont pas dignes de confiance. Et en y repensant, je me suis souvenue qu'en plus du processeur Atom 230 à refroidissement passif, Manabiya a un chipset ION, justement pour compenser la faiblesse du CPU dans le multimédia. Maintenant que j'ai emménagé (avec mes ordinateurs) chez mon copain, ça en fait un candidat à évaluer pour devenir HTPC.
Comme souvent, j'ai voulu commencer par essayer les solutions les plus satisfaisantes, même si elles semblent peu prometteuses, pour pouvoir passer ensuite sans regrets aux solutions plus réalistes.
La première tentative a donc été de faire de Manabiya un HTPC et un NAS, quitte à investir dans un boîtier NAS séparé si (et seulement si) les disques durs se révèlent trop bruyants. Et pour faire un NAS, j'avais très envie d'utiliser ZFS, pour le confort d'administration et de backup de mes autres systèmes sous ZFS. Donc c'était parti pour être un HTPC sous FreeBSD. Même pas peur, d'abord.
Après cette longue introduction, j'imaginais que cet article continuerait en détaillant les étapes que j'ai dû suivre pour arriver à un HTPC fonctionnel, ou le plus loin possible avant d'abandonner. Dans le même genre que mon billet passé Clonage de FreeBSD.
J'ai eu pourtant la très agréable surprise de ne rencontrer aucune
difficulté particulière. J'ai commencé par installer FreeBSD 8.2 sur un
disque dur ZFS/GPT en suivant la méthode du wiki, fingers in the
nose. J'ai ensuite installé ports indispensables à l'administration
confortable d'ordinateur (portaudit, tmux, zsh, vim-lite), puis
X.org, SLiM et XBMC. C'était long, parce que l'Atom reste un Atom (et
j'avais la flemme de compiler des paquets sur un autre système), mais ça
s'est fait sans aucune difficulté.
C'est ainsi que nous avons un HTPC (et NAS) opérationnel, « en production » depuis presqu'un mois, et qui nous a rendu beaucoup plus de bons et loyaux services que toutes les tentatives précédentes réunies. Les histoires geek qui finissent bien, ça fait toujours chaud au cœur.
J'en profite pour remercier publiquement les porteurs FreeBSD qui ont rendu ça possible, et développeurs de XBMC qui sont restés assez loin des élucubrations de Lennart Poettering.
Publié le 4 janvier 2012
Joyeuses fêtes

Toute l'équipe de instinctive.eu, c'est-à-dire moi, souhaite à tous
les lecteurs de cette page, qu'ils soient de passage ou habitués, de très
joyeuses fêtes de solstice d'hiver, quelqu'elles soient (Hanoucca, Noël,
Nouvel An, et toutes les autres que je ne connais pas).
Publié le 25 décembre 2011
Tags : (Sans tag)
La vérité, rien que la vérité
J'imagine que vous avez reconnu la référence à une coutume judiciaire américaine, où les témoins jurent de dire the truth, the whole truth, nothing but truth.
En réalité, ce n'est pas possible de dire toute la vérité. La réalité d'un fait, et à plus forte raison de son contexte, représente une quantité colossale d'informations. Et la faible bande passante des langages humains, surtout à l'oral, fait qu'il est impossible de tout transmettre. On est obligé de faire des coupes. Toujours. Que ce soit de bonne foi ou non, techniquement tout le monde ne dit – au mieux – que des vérités partielles
En cours de philosophie, quand j'étais en Terminale, une leçon portait sur le fait qu'un fait historique est construit. L'histoire ne fait pas référence à une réalité objective comme la physique. Les faits bruts sont certainement objectifs, mais un fait historique contient en plus une interprétation, et un lien avec d'autres faits historiques et avec le contexte. Et ces liens sont des constructions humaines.
Il en est de même lorsqu'on ne parle que d'une histoire personnelle au lieu de l'histoire d'un grand groupe humain, parce que malgré le champ plus restreint, les mêmes mécanismes sont à l'œuvre. Et il en est aussi de même lorsqu'on ne croit parler que d'un seul fait à quelqu'un qui n'en connaît a priori strictement rien, comme c'est le cas par exemple dans les procès (ou du moins l'image que les séries télévisées en donnent), parce qu'on reconstruit un contexte.
Prenons un exemple fictif : l'incendie d'un immeuble de bureaux. Des dégâts matériels énormes, et disons un ou deux morts. L'enquête avance assez rapidement, et le propriétaire du bâtiment, encore sous le coup de l'émotion, blogue les premiers résultats dès leur publication : l'incendie a été causé par un employé qui fumait en cachette dans les toilettes, et le mégot a déclenché l'incendie.
C'est pratique comme chaîne causale : c'est court, c'est propre, et c'est bien pensant. Fumer tue, on va bientôt obliger les paquets à être plus gros pour le dire sur une surface encore plus grande. Fumer c'est Mal™, et encore plus dans un endroit où c'est interdit.
Et puis même sans ces aprioris, c'est un acte unique et délibéré qui a directement causé le sinistre. Ce n'est pas intellectuellement satisfaisant de remonter la chaîne causale jusqu'à celui qui lui a proposé sa première cigarette, ou jusqu'à ses parents qui l'ont mis au monde. De même ajouter l'inaction de 7 milliards d'humains n'est pas satisfaisant non plus.
Bref, le mégot mal éteint de l'employé qui fume en cachette est l'histoire idéale à raconter. Simple, efficace, facile à communiquer, et qui ne demande aucun recul pour la percevoir.
Les mois passent, l'employé fumeur est socialement mis au pilori. Pourtant, son manager trouve que sur le plan professionnel cet employé est impeccable, et même sur le plan humain, en dehors de son tabagisme, c'est quelqu'un de bien.
Alors le manager va écrire qu'en fait, l'incendie a été causé par le gérant de la division chimie, qui a fait entreposer dans les toilettes des produits très inflammables, dans des contenants absolument pas adapté à ces produits. Il en avait accumulé une demi-douzaine de mètres cubes au moment du sinistre. N'importe quelle étincelle aurait conduit au même résultat, si ce n'avait pas été le mégot ça aurait été le sèche-mains (une fois revenu de réparation).
Le problème d'une histoire comme ça, c'est que c'est compliqué. La presse nous a habitués à une simplicité caricaturale, du même genre que la première version. Pour arriver à cette histoire, il faut du recul. Un petit bidon dans les toilettes, ce n'est pas grave, ça ne gêne personne. Puis deux. Puis trois. Mais ça ne pose toujours aucun problème. C'est une situation presque stable. Assez pour être jugée normale sur le moment par tous les témoins. Il n'y a pas d'élément perturbateur précis comme un mégot mal éteint.
On conviendra que ce sont deux versions très différentes. Et pourtant, les deux sont aussi « vraies » l'une que l'autre. Les deux correspondent exactement à « la vérité, rien que la vérité ». Les deux contiennent autant de bonne foi. L'une est plus « actualité », faisant avec les éléments du moment, tandis que l'autre est plus réfléchie, plus systémique. Les deux contiennent autant de construction et d'interprétation, et partent des mêmes faits bruts. Et aucun des deux ne peut raisonnablement être considérée comme un mensonge, ou comme ce que j'appelle une demi-vérité (car ma définition y inclut une certaine mauvaise foi).
Mais où est-ce que je veux en venir avec tout ça ?
J'imagine que mon lectorat est assez perspicace pour le deviner, mais pour la postérité, je vais quand même l'expliciter.
Je considère comme impossible d'empêcher quelqu'un de suffisamment déterminé de tomber sur mon site. Y compris les recruteurs et autres partenaires professionnels potentiels.
Lorsqu'on me demande en entretien pourquoi je suis revenue en France, je réponds que je n'en pouvais plus de vivre à 600 km de mon fiancé. C'est une version très différente de ce que l'on peut trouver dans les archives de ce weblog. Et pourtant, aucune des deux n'est plus « vraie » que l'autre. Aucune des deux n'est un mensonge ou demi-vérité destinée à tromper.
J'ai écrit par le passé que j'assume absolument tout ce que je publie sur ce site, et malgré la spontanéité apparente des articles, je me tiens à une ligne éditoriale stricte. Par contre je n'assume pas certaines conclusions douteuses que l'on peut tirer de mes écrits. En particulier il serait outrageusement faux de déduire de ce weblog que j'ai menti en entretien.
Le parallèle va évidemment plus loin. L'accumulation progressive de produits hautement inflammables est une tension qui augmente petit à petit. Il y presque toujours un élément précis qui libère cette tension, et qui est ainsi amplifié. Un mégot dans des toilettes, c'est rarement catastrophique.
Maintenant que je suis plus calme et que j'ai plus de recul, je dirais que la version « entretien » est la meilleure réponse à la question « Pourquoi suis-je revenue en France ? » Par contre, ce que j'ai décrit ici à chaud est plutôt la réponse à « Pourquoi est-ce le 1er novembre que je suis revenue en France ? »
Et même avec ces deux versions, il reste encore une infinité de détails qui restent sous silence. Beaucoup de ces détails, même en les changeant individuellement, auraient pu altérer considérablement le cours des choses.
Publié le 10 décembre 2011
Code et qualité
Il y a des moments dans la vie où j'ai l'impression que le destin se fout ouvertement de ma gueule. Genre, maintenant.
Comme le lectorat assidu n'aura pas manqué de remarquer, je suis dans une période de recherche d'emploi. Un des critères que je ne veux surtout pas lâcher, c'est mon goût, voire mon besoin, pour la qualité. C'est d'ailleurs ce qui me fait penser que je serai super-malheureuse dans beaucoup de postes disponibles en informatique actuellement, où il est plus important de scotcher vaguement ensemble des trucs à la va-vite pour que ça ait l'air de marcher devant le Grand Chef.
Et avec le temps qui passe, je commence à me faire à l'idée de devoir me résigner et accepter de faire de la merde en étant malheureuse. C'est moche la vie, il faut tout négocier au rabais.
Bref, ce n'est pas le sujet, c'est juste le contexte général.
Le sujet, c'est que je suis encore plus ou moins le fork de ma bibliothèque de markdown, même si je sais que ça me fait du mal, il y a peut-être encore des choses intéressantes à en tirer.
Et j'ai vu une histoire de corruption mémoire dans vbufprintf()
(bug 78), et mon sang n'a fait qu'un tour : la corruption mémoire,
c'est un truc méga giga super grave de la mort qui tue, que j'aurais fait
du roaming international sans hésiter pour le corriger si ça arrivait
chez moi (et non pas laisser trainer le truc pendant plus de deux semaines,
mais ça c'est une autre histoire), et vbufprintf() c'est un nom que j'ai
fabriqué moi-même, je m'en rappelle très bien. Donc en gros, ça sentait
furieusement le gros gros problème qui est de ma faute.
Le patch proposé pour corriger ça est… heu… “ce qu'il est”, quoi. Un
problème dans vbufprintf() ? On supprime vbufprintf() ! Bon j'exagère
un peu, mais ça reste un changement qui casse beaucoup de choses.
Interlude purement technique : les fonctions en *buf* gèrent des tampons
dynamiques, et bufprintf() et vbufprintf() sont les homologues de
sprintf() et vsprintf() pour ces tampons. Ces fonctions sont
variadiques, mais comme le tampon est dynamique, il y a parfois besoin de
l'agrandir, ce qui conduit à plusieurs appels à vsnprintf(), et la
va_list ne serait pas réinitialisée entretemps, ce qui pose de gros
problèmes et conduit effectivement à de la corruption mémoire. Le patch
proposé supprime vbufprintf() pour l'inclure dans bufprintf(), en
réinitialisant la va_list avec va_start() avant chaque appel de
vsnprintf().
Mais ça, c'est basique tout ça. C'est trivial. C'est le paragraphe 3 de la
section 7.15 du Standard C. Ce qui conduit directement à question qui est
au cœur du problème : comment diable est-il possible que j'aie pu faire une
telle erreur !? Comment ai-je pu laisser passer deux appels à vsnprintf()
sans utiliser un va_copy() (qui est au passage la façon de résoudre le
problème de corruption mémoire sans jeter l'eau du bain avec le bébé).
Je reste surprise par la quantité de temps qu'il m'a fallu pour me rendre
compte de ce qu'il s'est passé. Depuis le tout premier jour, ma version de
vbufprintf() utilise bien va_copy() pour réinitialiser proprement la
va_list avant le deuxième vsnprintf(). Ça a juste été cassé par
quelqu'un de mieux payé que moi dans un commit dont la
description n'a rien à voir avec ce qui est arrivé à vbufprintf(). De
toute façon ce commit m'efface de la liste du copyright pour ce fichier,
c'est bien que je n'ai rien à voir avec les soucis qui s'y trouvent, non ?
Mais franchement, peu importe le salaire, je détesterais activement traiter du code comme ça. Plutôt nettoyer des toilettes toute la journée que faire ça.
J'ai juste de plus en plus de mal à espérer qu'autre chose m'attend…
Publié le 15 novembre 2011
Appel à témoin (pour une banque)
Je fais honteusement poste séparé du précédent pour ça, en espérant naïvement que ça augmente sont efficacité.
Pour ressituer le contexte, [je cherche à changer de banque][032], les détails du pourquoi du comment, de mes critères et de comment j'en suis à arrivée aux choix ci-dessous sont sur cette page là.
Je suis donc arrivée à hésiter entre Boursorama Banque et ING Direct, avec comme critère principal pour les départager l'interface web. Contrairement à ce que propose d'autres banques dans un pays plus civilisé, il n'y a pas de démonstration « live » de l'interface pour se faire une idée. Je lance donc un « appel à témoin » dans l'espoir de toucher (plus ou moins directement) quelqu'un qui puisse me faire sentir les interfaces de ces deux finalistes.
Je cherche donc quelqu'un qui serait client de l'une de ces banques et qui accepterait de m'envoyer des captures d'écrans, anonymisées au goût de l'expéditeur, en utilisant un navigateur sans flash, pour les situations suivantes :
- toutes les pages qui mènent de la page d'accueil à la première page de l'interface proprement dite, c'est-à-dire le processus d'identification, l'éventuel « clavier virtuel », etc ;
- une page contenant liste des dernières opérations bancaires, que je soupçonne faire partie du jeu précédent, mais au cas où… ;
- toutes les pages nécessaires pour faire un virement vers un compte ciblé pour la première fois (ce qui inclut la procédure d'ajout du compte en question dans une liste si la banque s'adonne à ce genre de pratique ; avec les notes nécessaires pour se faire une idée de l'éventuelle procédure papier pour se faire) ;
- toutes les pages nécessaires pour contester/annuler un prélèvement automatique, si c'est possible (je peux comprendre que le témoin n'ait pas de prélèvement automatique ou veuille anonymiser tellement d'information que l'image ne sert plus à rien) ;
- une page contenant la liste des autorisations de prélèvement automatique, si c'est possible ;
- toute page que le témoin trouve suffisamment pertinente pour peser sur mon choix.
De plus, j'invite tous ceux qui s'enthousiasment pour une autre banque que celles que j'ai retenues de m'envoyer aussi le même jeu de captures d'écran. Ce ne serait alors pas un critère décisif, mais ça peut peser assez lourd pour faire la différence.
La récompense est à négocier (par exemple, profiter d'une éventuelle offre de parrainage).
Mille mercis d'avance.
Publié le 2 novembre 2011
Mauvaise banque, changer banque
Il y a des moments dans la vie où les changements se bousculent au portillon. Et pour une raison étrange, il semble que souvent, c'est lorsque les changements sont ingérablement trop nombreux d'un coup, que c'est le meilleur moment pour en ajouter encore plus.
Il se trouve que pour diverses raisons je suis très insatisfaite de ma banque en France, depuis plusieurs années. Les détails sont personnels, nombreux, et sans grande pertinence ici. Disons seulement que leur situation n'est plus sauvable, et que je veux vraiment changer de banque, à la première occasion.
Le problème c'est que changer de banque, ce n'est pas facile, surtout lorsqu'on n'a pas suivi exactement qui pompe légitimement des sous sur le compte.
Mais j'ai été forcée de changer de banque il y a un peu plus d'un an, lorsque j'ai changé de pays. Je me suis donc retrouvée avec un compte en en Suisse et en francs suisses, et au fil du temps les prélèvement sur mon compte français se sont amenuisés. Et en même temps j'ai découvert ce que c'est qu'une banque efficace et pratique, ce qui a fait baisser d'autant plus ma banque française dans mon estime.
Maintenant que je suis de retour en France, il va de nouveau me falloir un compte en France (et en euros). Je pourrais avoir la faiblesse de remettre en service mon compte français détesté (service qu'il n'a techniquement jamais quitté, j'avais encore deux-trois dépenses en euros).
Mais voilà, une occasion comme ça de changer de banque, ça risque de ne pas se représenter avant un bon bout de temps. Donc je me sentirais coupable de gâchis d'occasion si je n'en profitais pas pour changer de banque.
Ce qui pose du coup la question, un peu urgente parce que mes besoins en euros commencent à se faire pressants, migrer vers quelle banque ?
Pour répondre à cette question, je vais donc à nouveau faire appel à la sagesse de la foule (crowd wisdom), si on me pardonne l'abus de langage qu'est appeler mon lectorat une foule.
Voici donc mes critères et contraintes, classé par poids décroissant dans ma décision finale :
j'aurai (probablement) besoin d'un chéquier et d'une carte bancaire, et j'aimais éviter de payer ça trop cher ;
une interface de consultation et de gestion du compte par internet, est une condition sine qua non ;
à une époque dématérialisée comme la nôtre, le découpage en agences hermétiques est une ineptie sans nom, je préfèrerais de loin adhérer à une banque du XXIème siècle qu'à une banque restée dans le millénaire passé ;
l'idiotie monumentale du « clavier virtuel » entre une telle interface et moi un mauvais pont majeur, à tel point que je préfèrerais n'importe quelle banque sans cet immondice à une banque avec, quelque soient les autres critères (sauf peut-être les précédents) ;
une protection d'accès par token physique à une telle interface est un point très positif (d'amplitude plus faible que le point précédent, même si ça reste de très grande valeur absolue) ;
le système suisse de « bulletin orange » qui permet de virer volontairement des sous à quelqu'un en demande est colossalement plus à mon goût que le système français de prélèvement automatique où c'est le quelqu'un qui vient se servir tout seul sur mon compte. Je ne vais pas révolutionner toute seule la culture bancaire en France, mais une banque dont l'interface permet de se rapprocher du feeling du système suisse serait très bien placée dans mon évaluation ; idéalement, elle refuserait par défaut tous les prélèvements que je n'aurais pas explicitement accepté (oui, ma sérénité vaut plus de quelques clics par mois), mais je pourrais aussi me contenter d'une interface qui donne la liste des prélèvements proches avec un moyen de les contester sans avoir à interagir avec un humain ou du papier ;
j'ai en plus de mon compte courant détesté, un compte épargne type livret A (les caractéristiques principales à mes yeux étant le taux d'intérêt non-nul et la disponibilité (quasi) immédiate via un virement sur le compte courant) dans la banque détestée. J'aimerais beaucoup transférer cette épargne au même endroit que mon mon compte courant, soit en les fusionnant dans un compte courant rémunéré (mais ça a l'air bourré de pièges) soit en y créant aussi un compte épargne type livret A (à condition que le virement entre les deux puisse se faire directement par l'interface internet) ;
j'aime beaucoup le principe des numéros de carte bancaire à usage unique et pour un montant fixé, pour payer
mon pornosur le grand méchant 'ternet, une banque qui propose ce service sans avoir besoin de flash ni d'application restreinte à un système d'exploitation que je n'utilise pas, se verra de se fait attribuer un pont positif.
Je mettrai à jour cette liste si d'autres points me venaient à l'esprit, mais il me semble que le principal y est.
J'en appelle donc à la sagesse et à l'expérience de mes très chers lecteurs : auriez-vous connaissance de banque qui satisfasse à tous, ou au moins une bonne partie de, ces critères ?
Publié le 27 octobre 2011
Tags : Tarée
Un emploi pour manger, s'il-vous-plaît…
Comment ça, ça ne se mange pas, un emploi !?
Comme promis dans le billet précédent, voici formellement la version longue de tous les détails pratiques et de toutes mes réflexions personnelles sur ma recherche d'emploi.
C'est plus tard que ce à quoi je m'attendais, et je n'ai même pas fini tout ce que je voulais faire avant. Mes plans sont tous plus ou moins partis en latte, donc il faut faire avec les moyens du bord.
Cependant, mon CV est pratiquement mis à jour, ou du moins sont premier jet, et j'en profite pour remercier du fond de cœur tous ceux qui ont contribué à son élaboration. C'est dans ces moments là que c'est merveilleux de ne pas se sentir seule.
Les points rédhibitoires
Au jeu de go, c'est une marque de politesse d'abandonner la partie dès qu'il n'y a plus aucune chance de victoire. De la même façon en développement logiciel, il est souvent considéré comme positif de faire en sorte que l'échec d'un processus soit manifestée le plus tôt possible (fail fast). Dans le même état d'esprit, je vais commencer par une section très négative, contenant tous les points rédhibitoires de ma situation, de façon à n'avoir à aborder que les points fins et nuancé que si la base est déjà établie.
J'ai fait une thèse. Pour une raison obscure, il semble qu'en France un doctorat soit beaucoup plus souvent un handicap qu'un avantage. Ce serait la caractéristique des universitaires déconnectés de la réalité (en référence à l'image du chercheur comme un savant fou dans son monde ?), ou une « voie de garage » en termes de formations, ou le refuge des étudiants qui ne veulent pas affronter la « vraie vie » (du monde du travail), etc, j'en passe et des meilleures. Je ne sais pas d'où ça, mais en fait ça n'a pas d'importance dans l'immédiat : je suis à la merci du moindre caprice des gens qui recrutent, et pour ceux d'entre eux pour qui un doctorat est rédhibitoire, autant s'arrêter tout de suite.
Je n'ai pas de diplôme en informatique, combiné avec le fait que je n'ai pas d'expérience professionnelle hors de l'informatique. Donc s'il est question d'un boulot dans l'informatique et qu'il faut des diplômes, pas la peine d'aller plus loin, c'est fini pour moi. Réciproquement, pour un poste non-informatique (en supposant que j'arrive à trouver des compétences hors informatiques utilisables à un niveau professionnel, ce qui est déjà une hypothèse forte), l'expérience passée va indubitablement avoir l'air louche. Ceux à qui ça ne plaît pas peuvent sortir tout de suite.
J'ai 14 mois d'expérience professionnelle. Il semble que ce ne soit pas aussi grave que ce que je croyais il y a quelques semaines, du moins dans le domaine de l'informatique. Le fond du problème est que c'est trop long pour être une basique incompatibilité d'esprits ou de personnes (ce serait plus 3 mois qu'un an), mais trop court pour avoir le temps de rentrer vraiment dans une équipe (se serait plutôt 3 ans qu'un seul, et il semble que sur ce point justement l'informatique soit à une échelle de temps plus courte qui rend mon passé moins problématique). Du coup c'est soit l'indice que quelque chose s'est horriblement mal passé (si je prétends que j'ai été jetée dehors) ou que je suis instable (si je prétends que c'est mon propre choix), qui sont dans les deux cas un gros panneau « Attention : Danger ! Ne pas recruter ! »
J'habite en région parisienne. J'ai emménagé chez mon copain, qui n'a pas l'intention de déménager, et je n'ai pas l'intention de vivre ailleurs. J'ai déménagé pour mon emploi précédent, à quelques personnes près ça en valait vraiment le coup, mais je n'imagine même pas trouver une proposition comparable. Donc à moins de proposer un poste tellement colossalement alléchant que je n'arrive même pas à l'imaginer, si c'est trop loin de mon nouveau chez moi c'est éliminé directement.
Informatique, ou pas ?
Chercher un poste dans l'informatique ou ailleurs est un gros dilemme, auquel je n'ai pas encore trouvé de réponse satisfaisante.
Souvent les gens me demandent ce que je veux faire, et j'avoue ne pas arriver à y répondre sans d'abord restreindre le champ à ce que je peux faire, pour ensuite me rendre compte qu'il est tellement restreint que ce n'est pas raisonnable de le restreindre encore plus avec du vœu.
Quand je fais le tour des choses que je sais faire assez bien pour en faire mon métier, je ne trouve rien en dehors de l'informatique. Plus précisément, je sais programmer et je sais administrer des ordinateurs sous FreeBSD. Sorti de là…
Je pense avoir un très sérieux jeu de « méta-compétences », aussi bien en termes d'apprentissage que d'approche des problèmes en général. Ce qui n'est pas à 100 % positif, parce que du coup je ne rentre pas dans les moules d'approches à ce niveau, et ça a déjà engendré pas mal de mécontentement. Ces qualités sont au demeurant très utiles pour atteindre un résultat voulu, même en équipe, même dans une équipe qui fonctionne différemment, ce n'est un problème que par le déni de pouvoir que d'autres humains voudraient avoir sur moi (et qui sont du genre à m'accuser de vouloir avoir toujours raison).
Bref, en pratique ça veut dire que je serais probablement capable de tenir n'importe quel poste assez rapidement, si je suis intéressée (ce qui n'est pas une condition très difficile à remplir) je peux apprendre très vite. Mon CV peut en témoigner.
Le problème c'est que les recruteurs veulent des gens directement utilisables, et mes capacités d'apprentissage, je peux m'assoir dessus. Ce qui ne laisse que l'informatique.
Mais à force de tripoter de l'informatique pendant mon temps libre, tout en n'étant pas une geekette, je me suis retrouvée avec une certaine vision des choses, et un goût pour une certaine façon de faire les choses. Et je serai très malheureuse dans un boulot où on m'oblige à faire moins bien que ce que sais faire librement.
Par exemple, je dis à qui veut l'entendre que je serai sans doute moins malheureuse en étant caissière dans un supermarché ou femme de ménage dans un grand hôtel que si je devais écrire du code en java ou interagir avec des ordinateurs sous Windows. Et ce n'est pas une exagération, je suis certaine que prise au pied de la lettre, cette phrase est vraie.
Si pénibles que soient les deux premiers postes, il n'y a pas vraiment moyen de faire mieux à mon échelle ; je concevrais et construirais volontiers une machine qui me remplacerait à une de ces tâches, mais il s'agit d'un travail complètement différent. Alors qu'écrire du code de m*rde dans langage contre lequel je me battrais (alors qu'un bon langage est un allié du programmeur), non seulement c'est pénible, mais en plus je sais comment faire beaucoup moins pénibles sans changer grand chose, donc en restant vraiment dans le même genre de postes.
Ce sont ces considérations qui me font penser que je suis peut-être trop étroite d'esprit, ou avec un goût trop prononcé du travail bien fait, pour m'épanouir en informatique. C'est pourquoi je cherche sérieusement quelles autres possibilités s'offrent à moi…
Et comme dit plus haut, il n'y en a pas des masses, de ces possibilités. Si j'en oublie, je vous remercie par avance de le signaler en commentaire à ce billet. Mes diplômes de biologie me permettrait d'être laborantine, qui un secteur complètement saturés et qui ne m'a pas l'air tellement plus enthousiasmant au quotidien que caissière. Ma thèse de physique ne m'apporte pas grand chose, déjà parce que c'est une thèse, j'en ai assez parlé, et parce que je n'ai vraiment pas le niveau en physique pour faire quoi que ce soit au niveau doctorat, ou même licence : il y a tellement de trous dans ma formation en physique que n'importe quel bac+3 vaut beaucoup mieux que moi (sauf si on me laisse le temps d'apprendre).
En dehors de ça je ne vois plus que la fonction publique, qui a le gros avantage de me former au boulot que je ferai, si je réussis le concours. Je vais regarder de ce côté là, mais j'ai beaucoup de mal à reposer sereinement tous mes espoirs là dessus.
Bon, et maintenant ?
Maintenant que les présentations sont faites, entrons dans le vif du sujet.
Je suis prête à considérer toutes les suggestions de boulots non-idiots en dehors de l'informatique, même si (et surtout car) les offres ne sont pas se bousculer à l'entrée.
Au niveau informatique, il y a trois axes majeurs que je suis capable de satisfaire, et je peux même satisfaire une combinaison de ces axes, ce que je considère comme une force, même si je doute que ça soit utile un jour :
- l'administration système unix (si possible BSD, parce que je préfère, je suis plus compétente, et je suis certifiée),
- la programmation, de niveau plutôt bas (plutôt en C et/ou en Ada, ce sont de loin les langages que je préfère manier et dans lesquels je serai la plus efficace et la plus motivée),
- le design logiciel, qui me semble être une combinaison intéressante entre mes compétences en programmation et les méta-compétences que j'ai développées dans la partie précédente.
Si on me propose n'importe quelle combinaison de ces axes, en respectant les préférences entre parenthèses, pour plus de 40 % de mon ancien salaire, à une distance raisonnable de chez moi (ou en télétravail), je signe tout de suite, sans hésiter.
Comme je doute que ça arrive, je vais simplement chercher à m'en approcher le plus possible. C'est pourquoi je supplie tout mon lectorat, si vous avez des pistes pour s'approcher de cet idéal, si vous connaissez quelqu'un qui recrute pas trop loin de ça et qui a une chance de bien vouloir de moi, merci d'avance de transmettre ces informations.
Je suis tout à fait prête à assumer cette page face à un employeur potentiel (tout comme tout le reste de ce site), d'ailleurs l'adresse de ce site se trouve sur mon CV, donc n'hésitez pas à donner un lien vers cette page aux employeurs potentiellement intéressés. Un lien vers la page de contact peut se révéler utile aussi, sinon il ne me reste qu'à espérer que les employeurs potentiels soient assez motivés pour lire jusqu'à cette phrase.
Merci d'avance.
Publié le 21 octobre 2011
Tags : Boulot
La Suisse, elle t'aime ou elle te jette
En réalité, la Suisse n'a rien à voir dans tout ça. C'est juste que pour le présent billet, qui est le symétrique de La France, tu l'aimes ou tu la quittes, j'ai voulu conserver la symétrie dans le titre, au détriment de la rigueur historique.
Car en réalité, ce n'est pas la Suisse m'a jetée, mais mon employeur.
Note importante : pour ceux d'entre vous qui savent qui était mon employeur, merci de ne pas le nommer, ni d'y faire allusion quelqu'en soit la subtilité. Les blessures sont encore trop fraîches, j'ai encore des authentiques envies de meurtre au moment où j'écris ces lignes, et donc tout sel est banni de ces pages, pour éviter qu'il n'entre en contact avec une zone trop à vif. Tenez vous-en à « employeur » avec au besoin un possessif adapté. Merci d'avance.
Le lecteur attentif aura très certainement remarqué la faible fréquence de mise à jour de ce site depuis deux mois (environ ; principe d'incertitude, tout ça,…). Voici un commencement d'explication.
Il se trouve que j'ai eu la malchance de tomber sur un manager qui a décidé que je ne suis pas assez bonne pour ce boulot, et qu'il n'allait pas se laisser contredire par quelque chose d'aussi secondaire que la réalité. J'en serais presque à le soupçonner d'avoir inspiré le sujet de bac' de philosophie « Peut-on avoir raison contre les faits ? », en étant l'incarnation de la réponse positive à cette question.
J'avoue ne pas avoir la moindre idée de comment il en est arrivé là. Une explication de la chaîne causale qui a conduit à une telle catastrophe monumentale serait une des meilleures choses qui puissent m'arriver à ce stade, en permettant une closure propre, pour tourner la page avec autant de sérénité que la situation le permet. Mais manifestement, je ne vaux pas assez pour y avoir droit…
Bref, toujours est-il que mes évaluations trimestrielles ne se sont pas bien passées tout au long de l'année 2011. C'était peut-être mérité pour le premier trimestre, ma « performance » énormément souffert de quelques erreurs qui sont tristement évidentes avec le recul ; en résumé j'ai perdu beaucoup de temps en apprenant à travailler avec du code dont je n'ai pas écrit la totalité des lignes, et qui n'arrête pas d'évoluer à mon insu. Il m'a fallu du temps pour comprendre, et ça a effectivement été un handicap significatif à l'échelle du trimestre.
Je me demande si c'est à ce stade que mon manager a acquis des préjugés ou une haine contre moi. Ou peut-être qu'il a toujours été complètement déconnecté des réalités techniques autour de ce que je faisais… Bref, je n'ai aucune idée de ce qui a pu causer une aussi mauvaise évaluation au deuxième trimestre, en tout cas ce n'est certainement pas la réalité technique.
Alors le 6 août, il m'a fait entrer dans une espèce de plan de redressement des performances. Qui était, autant le dire tout de suite, une vaste blague. Il n'y a eu ni aide, ni amélioration, ni rien. Et ce contrairement à ce qui était annoncé, hein. Concrètement, il m'a collé sous le nez un état des lieux de mes performances, qui était à des années-lumières de ce que n'importe qui de censé qualifierait de « réel », avec un jeux d'objectifs tout aussi délirants à finir avant le 28 septembre, avec la menace floue de peut-être se retrouver à la porte.
Sans grande surprise, je n'ai pas réussi à accomplir l'impossible. J'y ai mis tout ce que je pouvais, j'ai sacrifié presque tout mon temps libre (je n'ai gardé que les week-ends, et pourtant sur la fin ça ne suffisait pas à ne pas me rendre folle). Sur cette période là, je ne dois pas avoir été loin d'être au dessus des trois quarts du reste de l'équipe.
Mais comme les objectifs impossibles n'étaient pas atteints, et que le manager a raison contre les faits, je me suis fait jeter dehors immédiatement. Administrativement je suis encore employée jusqu'au 31 octobre, pour respecter le mois de préavis prévu par mon contrat, mais avec l'avenant qui va bien qui me décharge explicitement de toutes les responsabilités et de tout les devoirs (à l'exception de la confidentialité) que je pourrais avoir envers eux, à compter du 28 septembre (ce qui est bien pratique, parce que sans accès au bâtiment ni à la moindre ressource informatique professionnelle, je ne vois pas comment j'aurais pu faire quoi que ce soit).
Et depuis ce jour maudit, j'ai passé mon temps à pleurer, dormir, et faire le nécessaire pour rejoindre mon copain en France.
Pour ceux qui découvrent cette nouvelle (je leur présente d'ailleurs toutes mes excuses), cela veut dire que vous pouvez rayer toutes les coordonnées non-informatiques que vous avez sur moi : mon numéro de téléphone portable français a expiré depuis un bon bout de temps, mon numéro de téléphone portable suisse était en fait mon téléphone de fonction, qui a disparu avec mon emploi, et mon adresse va changer dans les semaines qui viennent.
Une fois bien avancée dans mon retour au pays de l'HADŒPI, du minitel, de la droite sécuritaire et du petit excité, où les recruteurs jettent mon CV à la poubelle sans me donner la moindre chance d'entretien, il va falloir passer à la recherche d'emploi, qui s'annonce très très très mal.
Je posterai ici aussi mon offre de travail dès qu'elle sera au point (qui va probablement être la version professionnelle des mes négociations au rabais, de l'idéal inatteignable jusqu'au poste de caissière à mi-temps qui m'attend), mais si en attendant vous voyez passer un poste de sysadmin Unix (idéalement BSD, même que ma certification est encore valable) ou de développement système et/ou de qualité (idéalement en C ou en Ada, des échantillons gratuits seront Bientôt™ disponibles), pensez à moi. À vot' bon cœur…
Publié le 10 octobre 2011
Les webcomics que je lis
J'ai vu récemment sur un blog son auteur décrire les webcomics qu'il suit. Du coup je me suis dit que j'allais faire pareil, avec également un aspect historique, comme le modèle, même si je n'ai encore jamais rien publié sur ce sujet.
WTF Comics est le tout premier webcomic auquel j'ai été confrontée (grâce à Keeh), et je le suis encore. Enfin « suivre » est en l'occurrence un assez grand mot : la parution est lente et non-régulière, et je n'ai trouvé aucun moyen d'être avertie automagiquement de la publication de nouvelles planches (pas de flux RSS ou de mécanismes de ce genre). Du coup j'y passe de temps en temps, à chaque fois que j'y pense, pour rattraper mon retard. Il s'agit d'une histoire longue et suivie dans l'univers d'Everquest (univers que je ne connais pas du tout, mais l'histoire est assez intéressante pour que ça me suffise).
Errant Story est mon webcomic préféré. Là encore, une histoire longue et suivie, dans un univers médiéval-fantastique, avec des personnages que je trouve très intéressants et développés. C'est le seul webcomic dont j'ai acheté une version « arbre mort ».
J'ai essayé de suivre Does not play well with others, du même auteur, mais je n'ai pas vraiment réussi à accrocher. J'ai suivi le début, et là je suis dans une pause de durée indéterminée, qui doit durer depuis déjà quelques mois. Je ne sais pas du tout si je reprendrai un jour… J'ai eu un peu la même chose avec Exploitation Now, toujours du même auteur.
Cela étant, malgré ceux-là, Michael Poe reste mon héros en matière artistique. C'était à lui que je pensais quand je parlais des « grands » artistes (au nombres desquels j'aurais tellement aimé pouvoir me compter) dans Blogosphère et popularité. C'est sur le forum d'Errant Story que j'ai vu les « fans qui attendent avec impatience ma prochaine publication, qui s'inquiètent un peu lorsqu'elle tarde inhabituellement, qui font des critiques constructives quitte à être négatives, tout en laissant percevoir leur soutien » que j'aurais tellement aimé avoir aussi.
J'ai découvert Piled Higher & Deeper pendant ma thèse et j'ai bien aimé. Ça me parle moins maintenant que j'ai quitté tout ça, et du coup j'accroche moins, même s'il y a assez régulièrement des planches qui me plaisent. Du coup je suis encore.
J'ai fait plus de cycles prendre/lâcher xkcd que j'arrive à compter. Ces temps-ci j'ai souvent du mal à accrocher, mais parfois une planche sort du lot et me plaît. Pour l'instant je suis encore, mais là aussi je ne sais pas trop dans quelle mesure ça va durer, il m'est arrivé plusieurs fois de l'oublier pendant quelques semaines sans que ça me manque et sans le regretter au moment où je rattrape.
J'ai beaucoup aimé Black Tapestries, mais je ne me souviens plus pourquoi j'ai arrêté de le suivre il y a très longtemps (c'était probablement involontaire et dû à un changement d'habitudes ou d'habitat, car j'ai bien accroché à l'histoire), et ce n'est qu'en écrivant cet article que j'y repense. Malheureusement le site est maintenant en assez mauvais état, il y a bien un blacktapestries avec quelques planches dessus, mais il ne semble pas avoir d'historique et de ne pas être moins abandonné que la page sur comics genesis.
Il fut un temps où je suivait Maliki, mais là non plus je ne me souviens plus pourquoi j'ai arrêté, je me souviens juste que ce n'était pas par la force des choses comme pour Black Tapestries, c'était plus une forme de lassitude floue qui ne veut pas trop s'avouer. Un peu comme xkcd en ce moment, je suppose.
VG Cats est aussi un webcomic que j'ai suivi puis lâché de la même façon que Maliki, je ne sais pas trop quoi en dire de plus. J'ai parfois d'assez longues périodes pendant lesquelles je ne suis pas vraiment réceptives à l'humouristique…
J'ai suivi Bot and Cam jusqu'à ce qu'il s'arrête, avant de disparaître complètement. C'était surtout le côté « BD en images de synthèse » qui m'avait attirée, mais il me semble que le fond n'était pas mal non plus.
Et pour finir, un webcomic peu avouable, enfin surtout extrêmement NSFW, Ghastly's Ghastly Comic, que j'ai intégralement lu, même si je ne me souviens plus si j'ai commencé avant ou après qu'il s'arrête. C'est très… heu… indescriptible.
Publié le 30 juillet 2011
Tags : (Sans tag)
Enl@rge your tralala
Certains aiment croire que ce n'est pas la taille qui compte. Malheureusement pour eux, la réalité est un peu plus complexe que ça.
Certes, c'est la façon dont on s'en sert qui compte le plus. Il arrive cependant un stade, lorsque l'on sait assez bien s'en servir, où la taille devient le facteur limitant. Elle définit une sorte de plafond qu'aucun niveau de maîtrise ne permet de franchir.
Cela pose la question intéressante de comment déterminer si on est limité par la taille ou par la façon de s'en servir. Je n'ai malheureusement pas de réponse, pour moi c'est toujours un pari.
Bref, tout ça pour dire que j'ai succombé à l'appel du losange bleu dans l'espoir d'améliorer cette histoire de taille, pour être sûre de n'être plus limitée que par la maîtrise ensuite. Sauf qu'en fait ce n'est pas losange (une histoire de perspective) ni bleu (une histoire de balance des blancs), mais l'idée est là.
Comme une bonne image vaut mieux qu'un mauvais discours, voyez plutôt :
Évidemment, les choses sont compliquées par le fait que l'avant est en fait représenté par un après, et l'après est représenté par un avant, mais aussi par le fait que l'avant qui représente l'après a été fait après l'avant représenté par l'après. De plus, l'avant qui représente l'après arrive en fait après le passage à l'après, de sorte qu'il y a encore de l'avant après l'avant mais avant l'après, le tout après l'avent, quoiqu'avant le pré à vent, mais sans prêt, bien entendu. Et sans vent, évidemment, sinon ce ne serait pas aussi net. N'est-ce pas ?
Publié le 15 juin 2011
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