Mon chef vient de mars

D'après ce qu'à dit mon chef à la cantonnade, « ça n'a jamais été aussi difficile de préparer une thèse qu'avec moi », alors qu'avec ma prédécesseure, il « n'en avait presque pas entendu parler. »

Ça fait depuis longtemps que je me demande comment il est possible que mon chef me prenne à ce point pour une demeurée.

Cette fois-ci, j'ai eu une illumination. Malgré toutes les réserves que je peux avoir sur Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus de John Gray, c'est par analogie avec la description d'un comportement prétenduement typiquement martien que j'ai compris.

Imaginons la scène typique de mon chef qui débarque dans mon bureau en me demandant la situation de ce que je suis censée faire. J'interprète (trop) naïvement cette question comme une simple de requête de transfert d'informationsi, pour synchroniser notre vision de ma situation courante. Je réponds donc factuellement en passant rapidement sur ce qui a été fait depuis la dernière synchronisation, et en m'étendant sur ce que j'ai en route au moment en question, ce qui se traduit généralement par une liste de problèmes ou de difficultés que je suis en train de résoudre.

Et là, comme le formule si poétiquement John Gray, mon chef met sa casquette de Monsieur-réponse-à-tout : il me donne une liste d'ordres plus ou moins directs pour surmonter les problèmes ou les difficultés évoquées.

Évidemment, je suis les ordres en question : comme il n'y a généralement pas quarante-douze milles façons de résoudre un problème, ça revient à quelques détails près à continuer selon ce que j'avais prévu de faire. Dans les rares cas où j'avais une idée différente, le résultat est généralement équivalent, donc par diplomacie je choisis la voie du chef.

En ajoutant à ça une quantité monumentale de bias de confirmation, à faire cauchemarder n'importe qui ayant un minimum de sens scientifique, on arrive facilement à la conclusion que je fais ce que m'a dit mon chef donc s'il n'avait rien dit je n'aurais pas trouvé de solution, et je serais restée coincée éternellement dans ce problème. Genre je suis plus conne que la cafetière à côté de moi, quoi (en fait non, maintenant elle est au dessus de moi, je crois que la hiérarchie est claire).

Le bon côté des choses, c'est qu'il ne me reste plus que quelques semaines à endurer cette ambiance, dont deux pendant lesquelles mon chef est absent.

Une telle catastrophe ne peut cependant pas rester comme ça sans que j'en tire de leçon, pour éviter au maximum qu'elle ne se reproduise. Il m'est arrivé plusieurs fois de dire : « Souvent j'ai regretté d'avoir parlé. Je n'ai encore jamais regretté de m'être tue. » En voici un nouvel exemple.

Un dirigeant célèbre aurait dit : « Savoir quelque chose et le garder pour soi c'est s'en faire une arme. » J'ai eu le tort de croire que je vis dans un monde professionnel fait de coopération dont la qualité ne peut qu'être améliorée par une communication plus transparente. Je ne pensais pas avoir besoin d'arnes. Je coyais échapper à une autre phrase attribuée à ce même dirigeant : « Ne compter que sur ses propres forces et lutter avec acharnement. »

Mais pour vraiment tirer des leçons, il ne faut pas avoir la vue courte. Y a-t-il d'autres précédents que l'on peut relier à ces considérations. Oui, il y a mon poste précédent, d'où la même conclusion s'impose : encore un lot d'occasions ratée de fermer ma sale gueule.

Et par une coïncidence troublante, la même conclusion peut aussi être tirée de mon environnement professionnel avant ça.

En cherchant encore plus loin dans mon passé, il ne reste qu'une seule autre situation professionnelle. La seule à s'être bien passée. Mais comment ne pas mettre ce non-échec sur la durée nettement plus courte, un mois et demi, de ce stage par rapport aux autres expériences ?

Le silence est d'or. Je sais ce qu'il me reste à faire. C'est facile.

Ou pas.

Je supporte de plus en plus mal la solitude. Mais est-ce réellement moins mauvais d'enchaîner de telles catastrophes relationnelles ?

Si je suis restée dans la sphère professionnelle, c'est parce qu'il s'agit d'expériences sociales que je suis obligée de vivre, mais en fait le reste de ma vie ne vaut pas mieux.

Je ne suis juste pas faite pour être avec d'autres humaines.

Je suis juste faite pour la solitude.

J'ai le choix entre me consumer en essayant vainement de la combattre, ou d'accepter la fatalité et cette solitude.

Il y a des combats qui ne valent pas la peine d'être menés, par exemple lorsque l'issue est inéluctable et que ce qu'il reste d'énergie serait plus utilement attribué ailleurs.

Je crois que je devrais juste capituler devant la solitude, la laisser m'englober et me dévorer.

Je ne suis juste pas faite pour vivre dans ce monde.

Commentaires

1. Le mardi 29 juin 2010 à 20:42, par _FrnchFrgg_ :

Tu as raison, tu es faite pour la solitude. Et moi aussi d'ailleurs; comme dernière bonne action avant d'aller t'isoler dans le larzac en ermite qui ne bois plus ne mange plus, il faudrait que tu convainque Virginie de me quitter pour rétablir l'ordre des choses.

Parce que je te rappelle que j'ai souvent eu les mêmes problèmes que toi, et si en ce moment ça se passe bien c'est parce que mon directeur de thèse est nettement moins directif, nettement moins sujet au biais confirmation, en définitive nettement moins con :-)

Tant que j'y repense, je ne pourrai pas être là pour ta soutenance de thèse (sauf changement improbable). Dommage, ça m'aurait plu de te voir (et d'écouter ta thèse aussi d'ailleurs).

2. Le jeudi 1er juillet 2010 à 0:33, par W, Martien :

Toute ma compassion pour cette mésaventure. Si je peux me fermettre, je vais être fidèle à moi-même et nuancer la morale que tu en tires :

Bien que tu puisses considérer ce problème de communication entre ton chef et toi comme un échec personnel (si tu étais parfaite, dans un sens à définir, tu aurais su l'éviter), il n'est clairement pas de ta faute. Aucun de vous n'a fait quoi que ce soit de répréhensible, et quand bien même on chercherait qui est en tort, vu ta description du problème on ne regarderait pas plus de ton côté que de celui de ton chef. Peut-être que ça aurait pu ne pas le déranger d'"entendre parler" de sa thésarde, par exemple.

Il convient de relativiser. Personne n'est mort ou blessé, personne (me semble-t-il) n'a perdu d'argent, simplement une unique personne (certes un supérieur hierarchique) t'as prise pour moins intelligente que tu n'es. Non seulement je ne qualifierais pas ça de catastrophe, mais en plus la découverte de la cause du problème devrait plutôt être (une occasion de le résoudre / de t'améliorer =) une bonne nouvelle, non ?
Une idée de solution : tu penses en avoir dit beaucoup trop, mais peut-être n'en as-tu pas dit assez. Apparemment, tu exposais au chef un problème, et il t'indiquait une solution qui correspondait souvent à ce que tu comptais faire : une possibilité aurait donc été de toujours faire suivre un problème d'une idée de solution dans la même phrase. Et de répondre "bien sûr" au lieu de simplement "oui", c'est con mais en général ça ne fait pas de mal.

Si tu veux en tirer une leçon sur les rapports humains, il y a donc effectivement quelque chose que je te conseille de laisser tomber définitivement, et ce n'est pas le fait de parler à tes congénères, c'est de le faire dans un objectif "zéro faute". – Oui mais "petit devant 1" faute – Non. – Oui mais... – Non. Poubelle, désolé, ça n'existe pas IRL. Peut-être que tu es moins bonne communicante que la moyenne, mais il faut te faire à l'idée, parce que c'est pour tout le monde pareil, qu'aussi loin que tu progresseras, tu ne seras pas immunisée contre le fait que quelqu'un interprète de travers ce que tu dis, ou ne t'aime pas pour une raison obscure. (Corollaire, n'attend pas de ne plus subir de revers pour remarquer un progrès.)
Je suppose que tu as l'expérience de contacts humains "parfaits", mais si la perfection fait partie de ta définition des contacts humains acceptables (j'ai un peu cette impression), je te conseille de la réviser dare-dare plutôt que de renvoyer tous les échecs vers la case "catastrophe". Contre-exemple : J'ai récemment, dans un commentaire à un de tes article qui parle de maths, cru prouver quelque chose qui était en fait faux, tu te rends compte ? N'ayons pas la vue courte : ce n'est pas la première fois que j'écris une connerie ici. Les fois précédentes, j'avais probablement pris la résolution de réfléchir avant de poster ; et manifestement ça n'a pas suffit. Je pense que la seule solution est d'arrêter définitivement d'écrire des commentaires. Non ?
Ben non (enfin, tu me le dis hein :-) ). Un coup de gueule ou de poing sur la table, un mot sur Viedemerde ou sur ton blog, (mais|et) la vie continue. Il ne s'agit pas forcément de fourbir tes armes (quoique pourquoi pas ?), moi aussi je dégaine ma citation, et attention c'est de la haute philosophie : « Ce qui compte c'est pas d'être un cogneur, c'est de pouvoir se faire cogner et d'avancer quand même, c'est d'encaisser et de continuer à avancer. » -- Rocky*

Quant à l'opposition compassion / résolution de problème, plutôt qu'à travers un calque de sexisme à base de symboles antiques, on peut la regarder sous l'angle de la satisfaction intellectuelle procurée. Dans la résolution de problème, la stimulation intellectuelle est intrinsèque, dans la compassion, non, voilà pourquoi ma version de la seconde tient en 6 mots.

* Peut-être pas une citation exacte, je n'ai pas les films sous la main, et personne sur le Web n'est d'accord sur la bonne version.

3. Le mardi 6 juillet 2010 à 19:11, par Natacha :

_FrnchFrgg_, un détail qui m'a manifestement échappé pendant la rédaction est que si ces échecs de rapports humains professionnels sont généralisable à ma vie privée, en fait ce n'est qu'en considération les relations entre un groupe et moi. Quelque soit la nature de ce groupe (jeu en ligne, club de l'école, classe d'arts martiaux, etc), si ça dure plus de quelques mois ça se finit à peu près comme ça. En revanche ce problème ne semble pas toucher (toutes) les relations amicales et amoureuses. Tu peux donc rester avec Virginie sans insulter l'ordre des choses.

Je compte beaucoup sur la « faiblesse de la hiérarchie » décrite dans certains témoignages pour que mon futur environnement professionnel ne soit pas affecter. Je préfère cependant ne pas trop y penser, de peur d'atteindre la conviction que les probabilités sont encore contre moi.

W, merci d'essayer d'apporter un peu fraîcheur dans la brutalité qu'est ce weblog. Il me semble cependant avoir à nuancer tes nuances.

J'avoue ne pas avoir du tout pensé entre de faute ou de tort. J'ai le même rapport avec ce que je décris comme une « catastrophe » qu'avec ce qui est objectivement une catastrophe, comme un glissement de terrain, un nuage de cendres, ou un avion qui rentre dans une tour. Je me contrefous des fautes, des torts et des reponsabilité. Je ne cherche que ce qu'il reste comme option pour rendre la situation moins mauvaise.

Il est vrai que personne n'est mort, personne n'est physiquement blessé, et qu'il n'y a pas eu dans l'absolu de perte d'argent. Par contre, il y a certainement eu blessure morale, qui aurait pu avoir des séquelles irréversibles si j'avais été plus fragile (comme il y a plusieurs années), et un énorme gâchis dans cette grandeur que je ne sais nommer et qui peut se matérialiser par de l'argent ou par du travail.

La découverte de la cause du porblème n'est qu'une maigre consolation, parce que cette compréhension n'apporte aucune solution qui ne soit pas délétaire et/ou irréaliste. Je sais bien que je suis complètement incapable de respecter le silence que je me suis prescrit dans ce billet. La mutité est le seul handicap que je subirais volontiers. À mon avis dans l'absolu mon erreur profonde n'est pas tellement en termes de quantité de parole, que ce soit en trop ou en pas assez, mais plutôt en termes de qualité : j'ai dû mal m'exprimer, ou en tout cas être mal comprise. Mais à moins d'être magiquement guérie de ma profonde inaptitude sociale ou d'acquérir magiquement une dose monumentale de bon sens, je ne peux pas significativement améliorer la qualité de ma parole ; la seule solution réaliste est alors diminuer la quantité, comme pis-aller, de sorte que mon interlocuteur, faute d'obtenir des informations fausses de mes paroles, aille chercher la vérité par lui-même, et hopefully la trouve.

S'il est vrai que j'ai des tendances perfectionnistes, et que je cherche souvent le « zéro faute », il y a bien longtemps que j'ai appris, de la manière dure, à être plus humble dans le domaine des rapports humains. Je ne sais ce qui existe IRL chez les autres, mais je n'ai pas d'ambition du genre « petit devant 1 ». Ce que je cherche plutôt, c'est à l'opposé de l'échelle : ne pas avoir que des fautes. Je ne demande qu'une seule réponse juste. De temps en temps. C'est dans cet esprit que s'articule la fin du billet : « C'est une catatrophe sur cet exemple. Est-ce que c'est mieux sur le précédent ? Non. Alors peut-être celui d'avant ? Non. Alors au moins dans toute la catégorie professionnelle ? Non plus, il n'y a qu'un cas douteux. Bon alors au moins face aux groupes non-professionnel ? Et non, encore raté. » J'ai manifestement atteint la perfection dans l'échec.

On n'a peut-être pas la même définition de la « perfection » des rapports humain, mais pour moi ça fait partie, comme les autres perfections, de ce qui est impossible dans ce monde et qui ne peut être qu'un objectif lointain vers lequel tendre. Un peu comme l'ouest. Je n'ai donc pas d'expérience de contact humain parfait. J'ai par contre de l'expérience dans des contacts humains acceptables, et j'ai conscience qu'ils sont loin d'être parfaits. En fait j'ai connu des rapports humains sur toute une palette, de « très positif » à « catastrophique », y compris « vaguement positif », « neutre », et « échec non-castrophique ».

Je ne saisis pas très bien le saut que tu fais ensuite des rapports humains à « écrire une connerie à propos d'un article mathématique », cependant il me semble qu'il y a par ici suffisamment d'exemples sur des situations similaires où je reconnais volontiers mes torts.

De la même façon, je ne saisis pas le saut suivant vers l'opposition compassion / résolution de problème, à moins que tu ne cherches qu'à expliciter ce que je désignais par : « toutes les réserves que je peux avoir sur [le bouquin] de John Gray ».

4. Le mercredi 7 juillet 2010 à 1:49, par W :

§2 > Savoir qui est responsable ne change rien au problème considéré, mais si c'est de la faute de ton abruti de chef, c'est donc une question de circonstances, et il ne faudrait pas en tirer de conclusion générale sur toi-même.

§3 > La gravité du problème dépend donc largement de ta sensibilité à celui-ci. Loin de moi l'idée de vouloir nier cette sensibilité ou te la reprocher, et désolé si j'ai donné cette impression. Mais il faut reconnaitre que ton émotivité te pose problème, et que c'est un élément à travailler. Il ne faut pas non plus nier son évolution : Le présent problème aurait pu te faire plus de mal si tu n'avais pas changé depuis des années, certes, de même que si on matchait ce que je vis/subis aujourd'hui et mon émotivité d'il y a, disons, 10 ans, ma vie serait un échec total. Pour les progrès que tu as déjà fait, bravo. Pour ceux qu'il te restent à faire, courage.

§4 > Pourtant si le problème est une incompréhension, et que tu découvres ce que l'autre ne comprends pas, ne serait-ce que le détromper explicitement en français ne me paraît pas complètement irréaliste. Je proposais par ailleurs une solution plus subtile à ce problème précis, qu'en penses-tu ? Par contre on ne peut malheureusement pas remonter le temps, c'est toujours des résolutions à prendre pour la fois suivante.

Du côté professionnel (§5), on a des relations qui peuvent durer plusieurs années, alors "la fois suivante" peut mettre du temps à venir, alors que de l'autre côté, ce qui se passe mal ne dure pas a priori. Les relations de groupe sont aussi plus difficiles quand on n'est pas assez sociable : dans une relation binaire on peut définir la moitié (disons, une partie) du protocole, dans un groupe, l'inverse du nombre de personnes + grosse de prime à la majorité => rien.
Je ne suis pas dans ta peau, je ne sais pas ce que tu vis ni quel pourcentage de rapports humains (toutes catégories confondues) tu "réussis", même si de loin j'ai l'impression que tu es un peu sévère avec toi-même sur ce point, dans tout les cas je comprends que ça ne te satisfasse pas ; tout ce que j'essaie de dire c'est : Ne baisse pas les bras !

§7 > de la non-implication "dire des conneries" -> "se taire", bof

§8 > oui

Et sinon, tu fais quoi après ta thèse ?

5. Le lundi 19 juillet 2010 à 22:31, par Natacha :

Je comprends la motivation dans la recherche de la part des circonstances et de celle de la nature des individus ; c'est d'ailleurs pour répondre à cette question que j'ai ressorti les souvenirs de mes expériences professionnelles passées. Je trouve que passer par la notion de faute ou de responsabilité pour y répondre est un détour discutable, mais après tout pourquoi pas (sinon que je ne me sens pas moi-même en mesure de distribuer les parts de responsabilité).

De toute façon tous les problèmes n'ont que l'importance qu'on leur donne, soit directement soit à coups de théorème de Thomas. Mon émotivité est certes un point faible, mais avec l'intensité dans les émotions positives qu'elle me procure, le bilan n'est-il pas globalement positif ?

Détromper explicitement en français est bien ce que j'ai tenté de faire, et les résultats ont été systématiquement catastrophique. Il faut voir les choses en face, indépendemment de mes tendances à l'autodévalorisation, j'ai un niveau critiquement mauvais en communication orale. Je n'arrive juste pas à me faire comprendre. Je suis à peu près certaine que les mots que j'emploie veulent littéralement dire ce que je veux dire, il doit donc y avoir quelque chose de profondément pourri dans mon estimation du processus « contexte + message → nouvel état » de sorte que le message n'a pas du tout l'effet escompté. C'est pourquoi je suis aussi sceptique vis-à-vis de la solution que tu proposes : il y a une trop grande part du message laissée à ma discrétion pour que ne sois pas convaincue que les mêmes causes produisent les mêmes effets malgré le modèle fourni.

Quant à mon évaluation des rapports humains « réussis », tu vas encore m'accuser d'autoréférence, mais il s'agit essentiellement des rapports non-désagréables. Avec cette définition qui ne laisse la place à aucun doute et qui est intrinsèque nettement plus laxiste que sévère, je confirme que je ne suis pas spécialement sévère avec moi-même, la réalité est authentiquement aussi glauque. Quant à ne pas baisser les bras, ce serait quand même beaucoup plus facile de se battre si j'avais un angle d'attaque vaguement réaliste, chose qui ces temps-ci manque cruellement. D'ici pas longtemps je vais débarquer dans une nouvelle ville et un nouvel environnement professionnel, je ne manquerai pas de publier ici les résultats de ce nouveau départ.

Enfin sur mon après-thèse, j'avais déjà laissé quelques indices ici, il me semble que le billet suivant [http://instinctive.eu/weblog/03C-docteure-natacha-kerensikova] y répond.

6. Le mercredi 21 juillet 2010 à 0:51, par W :

§2 > Je crois que c'est la bonne question. Pour moi c'est le contraire, je suis moins émotif que la moyenne (enfin, ça varie de "plus" à "beaucoup beaucoup moins"), et je pense que je m'en porte très bien, même si ça a aussi quelques inconvénients. Pour décider de ton côté, peut-être peux-tu regarder ton évolution passée (de "il y a plusieurs années" à aujourd'hui), et voir s'il vaut mieux poursuivre cette progression ou inverser la tendance.

§3 > Ma "solution" ne prétend pas tout résoudre mais, toutes choses égales par ailleurs, améliorer (peut-être juste un peu) la situation. Livré sans garantie aucune, à essayer.

§4 > Ok, en fait c'est une question de point de vue. Tu vois les rapports humains comme quelque chose de très positif, ce qui peut réussir ou rater ; j'ai plutôt tendance à voir la difficulté des rapports humains et les plaisirs et déplaisirs qu'ils apportent comme un tout, et du coup l'image que j'ai des rapports humains (pour lesquels je ne suis pas excessivement doué) n'est pas extrêmement positive.

Un autre point qui gêne/ait ma compréhension de ta façon de voir, c'est que dans tes billets de blog les échecs que tu présentes sont en général des évènements précis, alors que le plaisir qu'on prend (ou non) à une relation me semble être défini sur toute la durée de celle-ci. Ici je crois comprendre que ta relation avec ton chef était effectivement désagréable sur une assez longue période. Mais par exemple une relation (amicale ou autre) qui est agréable un certain temps, puis qui se finit par une brouille ; vu comme un tout, c'est une réussite ou un échec ?

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  • Publié le 29 juin 2010 à 0h16
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