Victorinox Bantam et Solo

Les moins suisses des couteaux suisses

Lorsqu'on évoque les couteaux suisses, on pense généralement à McGuyver et aux couteaux multifonctions qui ont vraiment beaucoup de fonctions. À tel point qu'on pourrait se demander si un couteau, même fabriqué par Victorinox, est authentiquement suisse s'il n'y a qu'une lame et un décapsuleur, voire juste une lame sans rien de plus.

Victorinox Bantam Alox et Victorinox Solo Alox

Et pourtant, Victorinox l'a fait, avec les modèles nommés Bantam (à gauche) et Solo (à droite).

En plus, les versions ci-dessus sont les versions dites « Alox », c'est-à-dire avec un manche en aluminium gaufré plutôt qu'en plastique cellidor, ce qui a pour conséquence directe qu'il n'y a ni la pince à épiler ni le cure-dents que l'on trouve souvent dans les manches des couteaux Victorinox.

Et si ça ne suffisait pas, ces deux modèles n'ont même pas le petit anneau porte-clefs pour les accrocher quelque part.

Un couteau juste pour couper

Mais alors, pourquoi s'embêter avec un couteau suisse pas-si-suisse quand on pourrait avoir un couteau multifonctions qui fait même le café ?

(Je vous l'ai déjà discrètement divulgâché)

J'aime beaucoup les couteaux en général, et les couteaux de poche en particulier, mais je dois reconnaître que dans le monde dans lequel je vis, ce n'est pas un outil que j'utilise souvent, à une exception près : couper de la nourriture.

Je ne me souviens pas de la dernière fois dont j'ai eu besoin d'un couteau pour couper autre chose que de la nourriture. Dans toutes les fois qui me reviennent en tête ou que j'arrive à imaginer, j'utilise un couteau faute de meilleur outil, comme un cutter, un emporte-pièce, un poinçon ou une paire de ciseaux.

Parallèlement, c'est de plus en plus pénible de posséder un couteau, à cause de la multiplication des situations où le délire sécuritaire a besoin de manifester et justifier son existence en s'attaquant à des objets à la fois courants et et qui ont l'air dangereux. Il n'y a guère que les batteries (et seulement depuis peu) qui peuvent rivaliser avec un canif sur ces critères.

Du coup, c'est de plus en plus intéressant de ne pas avoir de lame dans ses outils du quotidien (ou son EDC).

Mais il reste quand même les situations pas si rares où il y a de la nourriture à couper, par exemple les déjeuners au boulot. J'ai envie de plus confortable que la vaisselle de base, mais je n'ai pas assez confiance dans tout un tas de choses pour laisser un bon couteau à mon bureau. Donc je veux un bon couteau pratique à transporter au fond du sac.

J'avais repéré le Bantam et le Solo comme des ajouts optionnels à mon EDC. Je n'ai pas besoin d'outils supplémentaires de couteau suisse, vu que tout ce que je veux porter en EDC est déjà dans l'EDC, et je n'ai pas besoin du reste. Par contre j'ai besoin de portabilité, c'est-à-dire léger et compact, ce qui plaide pour le manche « Alox », dont en plus j'aime bien le toucher.

Mon avis au quotidien

J'ai donc sélectionné les couteaux Bantam Alox et Solo Alox de Victorinox dans une utilisation « couteau de pique-nique », c'est-à-dire pour couper de la nourriture et être pratique à transporter (tant qu'on évite les idioties sécuritaires, hélas de plus en plus répandues).

Le Bantam a en plus un « combo-tool », qui fait décapsuleur et tournevis plat, et prétend pouvoir aussi faire ouvre-boite, tournevis cruciforme et dénudeur de fil, mais j'ai quelques doutes. Ça peut être un argument de choc en sa faveur, mais je n'en ai pas besoin donc je ne le compte pas.

Du coup pour moi, la seule différence pertinente est évidente sur la photo : la taille. L'avantage du Bantam est qu'il est plus petit, alors que l'avantage du Solo est qu'il est plus grand.

Le Bantam fait partie de la série 84 mm de Victorinox, et avec 6 mm d'épaisseur ça doit être leur modèle plus fin. Il se glisse n'importe où, et ses 28 g se font vite oublier. Malgré ça, le manche est confortable et la lame est tout à fait utilisable.

Le Solo fait partie de la série 93 mm, la plus courante. Son épaisseur de 9 mm et son poids de 45 g sont tout à fait honorables pour un couteau de poche, mais ça en fait un vrai objet à transporter. En contrepartie, le confort du manche et la manipulation du tranchant me semble au maximum de ce que je peux espérer de mes couverts.

Si le Bantam n'est pas inconfortable, je sens quand même que ça pourrait être mieux. Et si le Solo n'est pas lourd ou encombrant, je ne l'oublie pas sur moi comme le Bantam.

Verdict

Finalement, le Solo est au fond de mon sac PC pour le boulot. Le Bantam reste chez moi, prêt à être attrapé pour un pique-nique impromptu ou pour une randonnée.

Commentaires

1. Le samedi 22 juillet 2017 à 9:56, par Oliv' :

Bonjour,

Au final, pour moi, c'est celui que l'on garde toujours avec soi qui "gagne", donc, ici, le Solo.
Dommage pour moi, j'avais presque envie de me payer le Bantam, pour sa finesse et sa seconde lame multifonctionnelle.
Mais à l'usage, rien ne vaut le confort de la grande lame !

En tous cas, merci pour ces commentaires et pour ce blog que je découvre grâce à cet article.

2. Le samedi 29 juillet 2017 à 20:14, par Natacha :

Bonjour et bienvenue sur ce site, Oliv'.

Je suis tout à fait d'accord que le meilleur couteau est celui que l'on a à portée de main pour l'utiliser, mais comme je possède les deux, le but de cet article est de réfléchir sur lequel des deux prendre avec moi. Suivant les besoins et les circonstances du transport.

Si j'avais besoin d'une lame sur moi, plutôt que dans le sac à dos, je prendrais sans hésiter le Bantam ; alors que le Solo est rangé avec mes couverts de déjeuner, qui forme un ensemble dans lequel les 15 g de différence sont négligeables.

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  • Publié le 31 janvier 2017 à 0h19
  • État de la bête : pas suisse mais presqu'un peu quand même
  • 2 commentaire(s)
  • Tag : Jouets

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