Succubus Blues, de Richelle Mead

Succubus Blues, publié en français sous le même titre, est le premier tome de la série des aventures de Georgina Kincaid, la succube dont parle le titre.

Cette série est encore un conseil de ma sœur, alors qu'il était question de scènes de sexe bien écrites. Contrairement à ce que pourrait laisser penser le choix d'une succube comme personnage principale, il ne s'agit pas d'une accumulation de ce genre de scènes. Elles y sont mêmes plus rares que dans Storm Born de la même auteure ou que dans les Vampire Huntress de Jeaniene Frost.

Parce que même si Georgina Kincaid est une succube, et se nourrit de l'énergie vitale des hommes avec lesquelles elle a une activité sexuelles, elle n'est pas super enthousiaste. Surtout lorsque les hommes en question sont des gens bien, voire dont elle serait amoureuse.

J'ai beaucoup aimé le choix d'une succube, c'est un changement rafraîchissant des êtres surnaturels habituels, comme les vampires.

J'adore aussi les retournements de manichéisme, cette série les accumule. Il y a déjà la succube qui n'aime pas faire du mal aux gens bien, quitte à être mal vu du démon local qui la supervise. Il y a aussi toutes ses fréquentations démoniaques, qui sont présentées de façon très sympathique : des êtres certes surnaturels, mais très humains, et pas vraiment méchants. Pour couronner le tout, l'ange local qui s'entend bien avec le démon local et ses sbires.

Je rejoins aussi les critiques que j'ai lues sur la sympathie pour le personnage principal : elle est surnaturelle, mais tellement proche par ses problèmes quotidiens et ses décisions malheureuses.

Par contre, pour une raison obscure, je n'arrive pas à me projeter dans cette histoire au point d'en faire une drogue littéraire. J'aime beaucoup l'histoire, mais sans plus.

Je me demande si ce ne serait pas dû aux jeux de qualités et de défauts du personnage principal, qui bien qu'intéressants seraient trop différents des miens pour me projeter complètement dedans. Les super‐pouvoirs de succube contiennent beaucoup de compétences sociales nécessaires à la séduction qui me manquent trop cruellement.

J'ai aussi eu du mal à rentrer dans l'histoire pendant une bonne première partie parce que tout le bestiaire local nous est jeté à la figure sans présentation : succube, vampires, diablotin, démon, ange, gardien, etc. C'est normal de ne pas présenter ce qui est subjectivement son cercle social habituel, mais ça m'a mise mal à l'aise de ne pas avoir les conséquences de ce appellations.

Malgré ça, j'ai tellement aimé l'histoire, les personnages, l'humour, la façon d'écrire, et la construction capable de rendre intéressants ces personnages aux super‐pouvoirs finalement assez limités, que j'ai bien envie de continuer la série.

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  • Publié le 20 octobre 2013 à 22h19
  • Dernière modification le 24 novembre 2013 à 18h45
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