… in Death (1 à 1), de J.D. Robb

…in Death est une série de livres écrits par Nora Roberts, sous le nom de plume J.D. Robb, qui suit une policière dans un monde futuriste plutôt cyberpunk.

Il faudrait vraiment que je gère mieux la traçabilité dans ma to-read list, parce que je n'ai aucune idée de comment cette série est arrivée là. Tout ce que j'ai c'est la ligne InDeath Nora Roberts, complété plus tard avec l'annotation (J.D.Robb). Un peu léger, quoi.

J'ai fait confiance à mon moi‐du‐passé, et j'ai acheté le premier tome juste parce qu'il était dans ma liste et après avoir lu que c'est une longue série avec une policière dans un univers cyberpunk.

Je me souviens qu'après mon impression colossalement positive de Crossover, j'avais envie de plus de cyberpunk, tout en gardant une préférence pour les personnages principaux féminins, ce qui n'est pas si courant que ça. Et puis après lu Snow Crash puis Pattern Recognition, que je ne me suis pas donné la peine de commenter publiquement, je me suis dit que ma période cyberpunk appartient vraiment au passé.

J'imagine que j'aurais pu tomber sur une mention cette série pendant que je cherchais à reprendre du cyberpunk, mais aucun des liens que j'avais notés à l'époque n'y fait référence, et par rapport au reste de ma to-read list c'est trop récent. Mais comme ça fait longtemps que je n'ai plus cherché de cyberpunk, je ne sais pas trop comment j'ai pu tomber sur une recommandation ou même une mention de cette série.

Naked in Death (T. 1)

Généralement, je suis moins emballée par le premier tome d'une série que par les suivants, à cause d'un manque de familiarité avec l'univers. C'est ce qui fait que je me méfie des livres indépendants et des séries courtes.

Une exception notable a été Crossover, qui est parfaitement à mon goût par plein d'autres aspects, et je l'avais mis sur le compte d'une impression « cinématique » qui m'aurait permis de rentrer dans cet univers comme dans celui d'un film.

Ce qui m'a le plus marquée dans ce premier tome, Naked in Death, est que c'est une deuxième exception. Je suis rentrée dans cette histoire aussi facilement que dans un roman réaliste. Cette fois, je n'avais pas d'impression spécialement cinématique, donc j'en suis à me demander s'il ne me reste quand même un peu de cyberpunk au fond de moi. Ou peut-être un sous-ensemble à définir du cyberpunk, pour tenir compte du manque d'affinité avec Snow Crash.

J'ai aussi beaucoup aimé la présentation de l'univers, qui est complètement montré et pratiquement pas décrit, sans aucun infodump (dont je me souvienne).

Et dans cet univers, j'ai particulièrement aimé la distinction technologique entre les classes sociales. Dans les univers futuristes, il n'est pas rare que les technologies futuristes marchent magiquement bien pour tout le monde, alors que dans ce tome on voit des objets futuristes bas de gamme ou en fin de vie, comme la voiture dont le chauffage est cassé ou l'auto-chef à commande vocale dont le menu est limité.

Enfin, pour terminer sur l'univers, je suis impressionnée par sa résistance au temps. À l'inverse par exemple de Snow Crash, dont le futurisme me semble très daté, ce livre aurait presque pu être écrit aujourd'hui. Il n'y a guère que les références à des disques de stockage ou l'utilisation de hardcopies qui jure un peu avec le futur que j'imagine en 2019.

Globalement, j'ai beaucoup aimé les personnages et leurs interactions. Il y a juste au tout début un certain malaise que j'ai ressenti dans la direction que prenait les choses, et il a fallu que je me divulgâche le fait que Roarke est un partenaire romantique sur plusieurs tomes et non pas le trope idiot de la femme flic qui s'éprend du coupable, parce que j'aurais abandonné la lecture du livre dans le second cas longtemps avant de pouvoir le distinguer du premier. Heureusement que c'est un spoiler qu'on trouve un peu partout quand il est question de la série, et que j'ai donc pu facilement retrouver sans subir d'autres révélations prématurées.

J'ai lu pas mal de gens critiquer les interactions romantiques dans ce livre, et mon avis est plutôt mitigé : la romance n'a pas spécialement résonné en moi, mais en même temps elle ne m'a pas dérangée du tout malgré la place qu'elle prend dans ces pages. Cela dit, quand j'écrivais dans le paragraphe précédent avoir beaucoup aimé les interactions entre personnages, je pensais plutôt à toutes les autres.

J'aime beaucoup Eve Dallas en général, et plus particulièrement dans sa façon d'être forte mais subtilement cassée. Je ne suis pas sûre que ce soit super original, ni subtilement présenté, mais j'ai beaucoup aimé la façon dont ça a été traité et écrit, et du peu de place que ça prend dans l'histoire. Ça aurait certes pu être un ingrédient intéressant, mais l'approche « Y a de la merde dans mon passé, et alors ? » n'est pas mal non plus, surtout quand il y a moult tomes suivants dans lesquels il y a de la place pour s'en occuper proprement.

Roarke m'a fait un peu peur au début, parce qu'il avait l'air d'une caricature fade, mais il a été remplumé au fil des chapitres pour devenir intéressant avant la fin de l'intrigue.

Je n'ai pas grand-chose à dire sur les autres personnages, qui me semblent avoir chacun un développement en accord avec leurs places respectives dans l'histoire, et qui contribuent à me donner l'impression que le monde est vivant et peuplé et divers.

Enfin j'ai trouvé l'intrigue plutôt réussie, avec juste ce qu'il faut de rebondissements et d'intrigue pour me tenir en halène sans me sentir baladée. C'est faible pour un whodunnit, mais je ne l'avais pas classé dans cette catégorie. J'imagine que sans la présentation de l'univers, des personnages, et de leurs interactions, il y aurait plus de place pour faire une intrigue policière sérieuse, même si ce premier tome est déjà complètement à mon goût.

Il y a en revanche une chose qui m'a gênée tout au long du livre : les changements brutaux de point de vue. Je ne sais pas si j'étais censée ressentir un narrateur omniscient, j'ai peut-être trop l'habitude des narrations plus subjectives, je me projette peut-être trop dans les personnages, mais le résultat est pénible en général, et particulièrement contrariant dans les scènes romantiques.

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  • Publié le 29 décembre 2019 à 22h26
  • Critique de série de livres
    1. Naked in Death
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