Journal d'une apprentie motarde, leçon n°16

Me revoici dans une leçon de préparation à l'examen, juste avant mon nouvel essai, avec les condisciples qui passeront en même temps.

Comme dans la leçon précédente et la première leçon après la reprise, je ressens encore une certaine fatigue musculaire dans la main droite à la fin du trajet de l'école et le plateau, et pareil au retour.

En revanche, j'ai l'impression d'avoir retrouvé le niveau de plaisir de conduite que j'éprouvais avant la pause. C'est compliqué à déterminer, parce que je n'arrive pas à mémoriser cette sensation, mais au moins j'ai retrouvé mon niveau de motivation précédent, quoiqu'avec encore quelques traces de fait‐chier‐toutes‐ces‐conneries‐j'me‐casse qui persistent malgré tout.

Contrairement à ma leçon pré-examen précédente, nous n'avons pas commencé par un examen blanc à froid, mais pas de l'entraînement aux exercices. Les autres sont partis sur les parcours lents, et je suis partie sur les évitements.

Dans la leçon précédente, un moniteur extérieur m'avait dit que je déclenchais l'évitement beaucoup trop tard, et c'était la première fois que j'entendais cette remarque. Depuis longtemps, j'avais l'impression que mon seul défaut était de regarder le cône à éviter, car il est bien connu que la moto va où on regarde, et quand je réussissais à ne pas jeter le moindre coup d'œil à ce cône, je réussissais systématiquement l'évitement.

J'étais donc déterminée à essayer de déclencher l'évitement plus tôt. J'ai bien réussi mon premier passage, et ensuite j'ai complètement buggé dans ma tête au deuxième et au troisième passage, en multipliant les erreurs de parcours, et je ne sais pas du tout pourquoi.

Ensuite, j'ai enchaîné treize passages parfaits consécutifs, simplement en voulant déclencher l'évitement juste après l'arrêt des gaz, à l'entrée du couloir d'évitement. Ce n'est pas la recommandation officielle, mais pas une fois je n'ai touché de cône du couloir, et ça me permet d'éviter les cônes de l'évitement, même quand j'y jette un coup d'œil. Donc si ça marche, ça marche, cette épreuve ne juge pas du tout les moyens.

Je suppose qu'on peut compter ça comme un déclic.

Considérant l'exercice d'évitement comme acquis, je suis allée voir ce que donne le parcours lent. J'ai eu le temps d'en faire huit, tous parfaits sauf le n°4, pour une raison qui m'échappe encore.

Ensuite, c'était l'heure de faire un examen blanc de chaque côté, avec les autres condisciples candidats. J'ai parfaitement réussi tous les parcours, du premier coup.

Il m'est alors arrivé quelque chose de très nouveau : je ne savais pas quoi faire. Il restait vingt minutes avant le départ, nous avions pour directive d'aller nous entraîner sur l'exercice de notre choix, et je ne savais pas où aller, tout me semblait maîtrisé.

Du coup j'ai erré entre les différents parcours, en enchaînant les « A » auto-évalués, mais sans objectif ni logique ni motivation. C'étaient vingt très longues minutes, et ça m'a donné très peur de rater l'examen, parce que je ne vois pas du tout comment supporter deux heures entières comme ça.

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  • Publié le 22 septembre 2019 à 19h46
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