The Banned and the Banished, de James Clemens

The Banned and the Banished est une série fantastique en cinq volumes qui raconte l'histoire d'Elena Morin'stal, de la découverte de ses pouvoirs magiques au moment où elle sauve le monde.

Après avoir violemment accroché à Halfway to the Grave et à One Foot in the Grave, je voulais arrêter cette série pour la réserver aux moments où j'ai vraiment besoin de drogue, du moins tant que je n'en aurai pas une source plus durable.

En cherchant quoi lire d'autre, j'ai opté pour cette série qui m'a été conseillée par une mes sœurs lorsque j'étais désespérément à la recherche d'idées de lectures. Elle la décrivait comme « un truc basique », dans le sens où « ils font tous exactement ce qu'on attend qu'ils fassent, les personnages de James Clemens. »

J'avoue ne pas du tout avoir ressenti ça, et du début à la fin j'ai souvent été surprise par les choix des personnages aussi bien que par les rebondissements de l'intrigue. Les personnages sont suffisamment profonds pour me plaire, et l'intrigue est assez complexe et imprévisible a mon goût.

Cependant, une différence notable entre ma sœur est moi est que je découvre la fantasy. Du coup je me dit qu'il doit être « basique » pour de la fantasy, en jouant les tropes dans les règles du genre, en choisissant des personnages qui conformes aux archétypes qu'on y trouve habituellement, etc.

J'arrive donc à la conclusion c'est une bonne série pour découvrir le genre, car il est difficile d'apprécier le détournement d'un trope ou d'un archétype que l'on ne connaît pas du tout, et je suis contente de les avoir lus à ce stade.

Je me souviens avoir croisé sur le grand 'ternet un commentaire qui vantait les ellipses utilisées par James Clemens pour abréger les périodes inintéressantes d'un voyage où il ne se passe pas grand chose ; contrairement à J.R.R. Tolkien par exemple. Je suis d'accord, même si je soupçonne ces ellipses d'être bien plus fréquentes que nécessaire. Il y a quand même quelques fois où elles provoquent une tension intéressantes, comme la fois où on retrouve un groupe après un cliff-hanger où il fait face à un grand méchant dans une position défavorable, il faut attendre plusieurs page pour découvrir ce qui est arrivé audit grand méchant.

J'ai bien aimé la cohérence du système de magie, même si l'apparition de la « corruption » et des méchants auraient pu être mieux intégrés. Je regrette que la question des motivation du chef des méchants apparaisse si tard, parce qu'elle est intéressante, mais pendant tout le début de la série je l'ai ratée en suivant le guide du manichéisme de base « il fait ça juste parce qu'il est méchant ». C'est dommage, parce que les motivations et l'histoire du chef des méchants sont intéressant, et finalement il n'est pas si méchant que ça.

J'ai bien aimé la « mortalité » des personnages principaux. Je ne m'attendais pas du tout à ce qu'un auteur puisse tuer comme ça des personnages importants. Il y a bien quelques résurrections, mais dans l'ensemble, la mort, ça tue. Ça donne une atmosphère plus terrible à la guerre, et j'ai bien aimé l'éclairage négatif que ça lui donne.

J'ai aussi relevé la mise en abyme qui sert de prétexte pour raconter l'histoire. C'est un point très mineur par rapport à l'histoire, mais l'aime bien l'atmosphère qu'il crée. Par contre je ne suis pas sûre d'avoir vraiment saisi l'éventuel message supplémentaire qui s'y trouve.

Par contre, je ne suis pas très à l'aise avec les personnages principaux féminins, qui sont pour la plupart introduit juste après leur ménarche, mais qui ont une maturité et un rôle plus cohérent avec 5 à 10 ans de plus. Je veux bien admettre que dans une société médiévale ou med'-fan' on soit plus précoce, et/ou que la ménarche est une symbolique beaucoup plus forte que dans la vraie vie de notre époque, mais c'est trop marqué et ça me gêne quand même.

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  • Publié le 12 septembre 2013 à 20h39
  • Dernière modification le 12 septembre 2013 à 20h38
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